DA VINCI CODEL'Opus Dei voit quelques avantages à l'événementDAVID PATRY Le Journal de Montréal 18-06-2007 | 11h09
«Avant, c'était nébuleux. Les gens ne savaient pas ce qu'on faisait. Aujourd'hui, on s'aperçoit que les gens nous connaissent davantage», indique la porte-parole de l'Opus Dei à Montréal, Isabelle Saint-Maurice. Sombre tableau Dans le film Da Vinci Code, l'Opus Dei était dépeinte d'une bien sombre façon. L'écrivain avançait que l'organisation chrétienne oeuvrait dans le plus grand secret, allant jusqu'à tuer pour empêcher que le peuple sache que Jésus avait eu un enfant avec Marie-Madeleine. Très attendu, le film a récolté des recettes mondiales de 750 M$. Au Québec seulement, il a amassé 8,2 M$ au box-office, ce qui l'a placé en 13e position des films les plus populaires de tous les temps auprès des Québécois. «Les gens entendaient tellement de mal de nous qu'ils nous ont contactés pour savoir vraiment qui nous sommes», affirme Isabelle Saint-Maurice. «On a reçu des appels d'étudiants, de professeurs et de citoyens qui voulaient en savoir plus.» Résultat, l'Opus Dei a multiplié les conférences dans les écoles et les groupes communautaires pour répondre aux questions des curieux. Au plus fort de la tornade médiatique, Isabelle Saint-Maurice a dû accorder aux médias jusqu'à une trentaine d'entrevues par jour. L'organisation s'est même doté d'un centre de relation avec la presse au centre-ville de Montréal afin de répondre à la demande. Le film tiré de l'oeuvre de Dan Brown a ni plus ni moins sorti l'Opus Dei de l'ombre. Et même si le plus fort de la tempête est passé, un an plus tard, l'intérêt pour l'institution reste entier. Alors qu'elle aurait eu toutes les raisons du monde de pester contre l'auteur, avec le recul, Isabelle Saint-Maurice l'en remercie aujourd'hui. Remerciement «Merci, tu as fait quelque chose quoi tu ne t'attendais pas, tu nous as fait connaître», lance-telle. Difficile toutefois d'évaluer l'impact du film sur le nombre de membres de l'organisation. «Faire partie de l'Opus Dei, ce n'est pas avoir une carte de membre, c'est une vocation, un appel de Dieu», affirme la porteparole. Tout de même, l'Opus Dei ne pouvait recevoir plus beau cadeau, elle qui vient de célébrer le 50e anniversaire de son arrivée au Canada. |