PHYLLIS LAMBERTContinuons le combatPhilippe Meilleur Le Journal de Montréal 15-06-2007 | 11h54
«Malheureusement, c'est un combat qui ne cessera jamais», dit Phyllis Lambert. La fille du richissime Samuel Bronfman a une passion dans la vie: l'architecture. On lui doit entre autres Héritage Montréal et le Centre canadien d'architecture (CCA). Tout au long des décennies, la passion de l'architecture a mené Phyllis Lambert sur à peu près tous les combats pour la sauvegarde du patrimoine architectural montréalais. Mobiliser les gens Si une chose est demeurée constante chez Phyllis Lambert au fil des années, c'est la conviction que la sauvegarde passe par la mobilisation populaire. «C'est la conscience et la passion de la population qui influencent les décideurs, dit-elle. Ce n'est pas simplement l'affaire de deux ou trois personnes ou du gouvernement. Il faudra toujours continuer le travail de conscientisation.» Malgré ses 80 ans, elle n'a nullement l'impression d'avoir terminé sa mission. «Je suis surtout chanceuse d'avoir eu l'énergie nécessaire pour continuer jusqu'à aujourd'hui», explique-t-elle. «Ce dont je suis le plus fière, c'est d'avoir engagé les gens dans les consultations publiques, puisque c'est ainsi que l'on fait une ville, poursuit-elle. Quand tout le monde se met d'accord pour aller dans une direction, c'est magnifique.» Optimiste, la combattante croit sincèrement que le patrimoine architectural de Montréal continuera à être défendu encore longtemps. «Les gens qui s'intéressent à ces enjeux, et il y a en beaucoup, sont honnêtes et enthousiastes, dit-elle. Je ne peux pas être autrement que confiante.» Réalisé par la Française Teri Wehn- Damish, Citizen Lambert: Jeanne d'ARChitecture, est présenté trois fois par jour au Cinéma Parallèle, dès aujourd'hui jusqu'au 21 juin. |