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DOUBLAGE

Dumont accusé d'opportunisme

Marie-Joëlle Parent
Le Journal de Montréal
07-06-2007 | 11h07

Christine Saint-Pierre veut négocier et non légiférer. Selon elle, l'industrie du doublage se porte bien et Mario Dumont fait preuve d'opportunisme politique avec son projet de loi.

"J'ai de la difficulté à voir où l'ADQ s'en va avec ça. Elle est où, la question du doublage dans le programme politique de l'ADQ ? " affirme la ministre québécoise de la culture, Christine Saint-Pierre.

"La semaine dernière, quand Mario Dumont était absent de l'Assemblée nationale, il a rencontré les gens de l'UDA. Le lendemain, il votait contre le budget, contre l'enveloppe de 33 M$ allouée à la culture, contre l'UDA", dénonce Mme Saint-Pierre.

Selon la ministre, l'industrie se porte plutôt bien et une loi n'est pas nécessaire. Le nombre de films doublés ici est passé de 32 films en 1990 à 117 films en 2006. Et les crédits d'impôts accordés aux maisons de doublage du Québec ont doublé entre 2000 et 2006, passant de 1,3M$ à 2,7M$. Elle entend poursuivre avec les mesures incitatives pour attirer les studios américains.

" Je ne comprends pas comment se fait-il qu'on parle encore de crédits d'impôts pour des entreprises qui génèrent déjà des revenus très intéressants ", déplore pour sa part Tristan Harvey, président du Comité doublage de l'UDA.

DVD

Christine Saint-Pierre a comme plan d'aller chercher plus de contrats de doublage dans le créneau des DVD et des téléséries américaines. Au Québec, 83% des DVD sont disponibles en anglais seulement.

Un mandataire partira sous peu à Los Angeles pour discuter avec les majors américains. "Pour faire valoir l'expertise québécoise et nos crédits d'impôts ", dit-elle.

"Je suis allé, moi, à Los Angeles deux fois, je les ai rencontrés, les gens des majors. Pour eux, c'est une question de prix. Ce n'est pas la façon dont il faut agir", dit pour sa part Pierre Curzi, porte-parole de l'opposition péquiste en culture et ex-président de l'UDA.

L'UDA a déposé en décembre dernier à l'Assemblée nationale une pétition de 20 000 noms en faveur d'une loi.

Les mesures incitatives : depuis 1998, des crédits d'impôts sont accordés aux maisons de doublage québécoises pour qu'elles puissent ainsi réduire les coûts exigés aux majors.

Depuis 2001, tous les films doublés au Québec ont droit à des rabais sur les visas qu'ils doivent obtenir pour chaque exemplaire distribué dans la province. C'est aussi le cas pour les DVD.

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