TOURNAGELe producteur André Dupuy remet les gantsBruno Lapointe Le Journal de Montréal 15-05-2007 | 11h18
«On fait du cinéma, et la boxe est un sport spectaculaire sur grand écran», raconte André Dupuy. Il s'empresse d'ajouter que l'horaire flexible offert par les cinémas devrait aider La Ligne brisée à récolter un meilleur succès que Le 7e Round. Case horaire Le producteur blâme des facteurs extérieurs pour l'insuccès de la série télévisée, plutôt que la qualité de l'émission. La case horaire serait un des facteurs à montrer du doigt. «On était en compétition avec le gros joueur qu'est Occupation double», rappelle André Dupuy. Le producteur a foi en son nouveau projet, dont le budget avoisine les cinq millions de dollars. Il croit d'ailleurs que La Ligne brisée correspond à un public plus large que simplement les sportifs. «C'est une histoire universelle, on y traite de l'amitié entre deux hommes. C'est d'ailleurs un sujet qui n'est pas traité assez souvent au cinéma», dit-t-il. C'est ainsi que Guillaume Lemay-Thivierge et David Boutin camperont les rôles de deux meilleurs amis dont l'amitié est compromise dans un ring de boxe. Depuis quatre mois, à raison de trois à quatre jours par semaine, les deux acteurs principaux suivent un entraînement intensif afin d'être prêts pour les rôles de boxeurs qu'ils défendent dans le film. C'est ainsi que des entraîneurs ont sculpté leur physique, avant de les initier aux rudiments de la boxe. «Il fallait les rendre beaux avant de les rendre bons», explique Bernard Barré, conseiller technique pour La Ligne brisée. Guillaume Lemay-Thivierge était déjà dans une forme physique exemplaire à la suite du tournage de Nitro, mais pour David Boutin, la situation était tout autre. «Ce n'est pas un athlète. Il n'est pas du tout sportif, il ne jouait même pas à la pétanque !», lance Yvon Michel dans un éclat de rire. Après avoir travaillé avec les Éric Lucas et autres Stéphane Ouellet, l'entraîneur était prêt à relever ce défi. Biceps Méconnaissable, David Boutin apparaît aujourd'hui sur le ring avec des biceps saillants, des abdominaux de fer et des pectoraux d'acier. «Il a perdu une vingtaine de livres. À un certain moment, on a pensé avoir recours à une doublure pour les scènes de boxe, mais ça l'a saisi et il s'est tellement investi qu'il a pu faire toutes ses scènes. Il m'a beaucoup impressionné», raconte Yvon Michel. Le tournage de La Ligne brisée se poursuit à Montréal jusqu'au début du mois de juin. Le film prendra l'affiche à l'hiver prochain. |