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28 Weeks Later - Le cauchemar continue

28 WEEKS LATER

Le cauchemar continue

09-05-2007 | 09h33
Si vous deviez manger tout le temps de la cuisine anglaise, vous commenceriez peut-être à dévorer de la cervelle humaine vous aussi.

Pourtant, c'est le virus de la rage – pas les hamburgers servis surmontés d'un oeuf frit – qui est à l'origine du fait que la Grande-Bretagne se retrouve encore une fois aux prises avec des zombies sanguinaires aux yeux injectés de sang dans la suite, judicieusement intitulée 28 Weeks Later, de 28 Days Later, le thriller post-apocalyptique de 2003. À l'affiche dès ce vendredi.

L'histoire reprend six mois après que Londres ait été décimée, avec des forces militaires dirigées par les Américains qui travaillent à la repopulation et à la reconstruction de la ville abandonnée. (Ceux qui étaient infectés, ainsi que l'indique l'épilogue du premier film, sont tous morts de faim, ce qui a eu pour effet de rendre le virus apparemment inerte.)

Les membres de la distribution qui avaient survécu, Cillian Murphy et Naomie Harris, ne sont pas de la nouvelle production. À leur place, il y a une distribution d'ensemble ayant à sa tête Robert Carlyle (Trainspotting, The Full Monty) dans le rôle d'un père de famille dont la femme a péri lors de la première épidémie. Rose Byrne (Troy) tient le rôle d'un médecin militaire qui fait une découverte génétique majeure, tandis que Jeremy Renner et Harold Perrineau (Lost) jouent des soldats qui font face à une crise morale.

Parmi les nouveaux visages, mentionnons Imogen Poots, 17 ans, et MacIntosh Muggleton, 12 ans, qui jouent les enfants évidemment perturbés de Robert Carlyle. Il y a également du sang neuf derrière la caméra, puisque le réalisateur espagnol Juan Carlos Fresnadillo remplace Danny Boyle, à qui on doit Trainspotting (qui a néanmoins produit la suite, s'occupant même personnellement d'une bonne partie de l'action sanglante).

Si vous vous demandez comment un réalisateur aussi peu connu a réussi à décrocher la chance d'être aux commandes d'une véritable franchise internationale du genre, vous n'êtes pas les seuls. Lui aussi se l'est demandé. «Pour tout dire, quand j'ai reçu l'invitation ce fut une grande surprise et un grand choc. 'Pourquoi moi?' Je ne suis pas londonien, je ne suis pas anglais. J'ai eu peur quand j'ai reçu l'invitation.» C'est un grand défi pour un réalisateur ... Mais ils cherchaient une nouvelle approche, une nouvelle allure, des yeux neufs pour porter un regard neuf sur Londres et ça me paraissait une bonne idée. J'avais l'impression de pouvoir faire quelque chose de frais, de neuf.

«Dans ce film-ci, le concept est entièrement différent ... C'est plus centré sur les personnages et sur ce qui arrive à la famille. Je sentais que c'était le meilleur moyen pour que les spectateurs entrent dans l’histoire.»

L'inclusion de Robert Carlyle allait de soi. L'acteur de 46 ans a déjà travaillé avec Danny Boyle et avec le producteur Andrew MacDonald auparavant, principalement dans Trainspotting et The Beach.

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«Ça fait des années que je connais Andrew et Danny, alors je savais qu'ils ne faisaient certainement une suite simplement pour faire une suite.» Il va même jusqu'à qualifier deux décisions clés déchirantes que son personnage doit prendre de véritable «poussière d'or pour un acteur.» À tout le moins, ses expériences passées avec Danny Boyle l'ont préparé à l'extrême violence du film.

«Rien ne me surprend de Danny. Il repousse toujours plus loin les limites.» Avec les images de zone militarisée, les forces d'occupation américaines et le chaos durant ce qui constitue ni plus ni moins une insurrection virale dans la troisième partie du film, c'est difficile, au travers du sang et des entrailles, de ne pas faire des parallèles avec des événements contemporains.

Fresnadillo insiste toutefois sur le fait qu'il n'a pas essayé de passer de message.. «Mon intention était d'avoir une approche humaine, au lieu d'une approche politique. Il n'y a pas de bons ou de méchants. Tout le monde est victime d'une situation épouvantable.»

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