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LE PIRATAGE AU CINÉMA

En voie de disparition?

Le Journal de Québec
07-05-2007 | 07h09
Le piratage au cinéma est-il en voie d'être enrayé au Québec? La GRC croit avoir mis le grappin sur un des joueurs principaux dans le domaine des DVD contrefaits.

La GRC procédait en effet le mois dernier à l'arrestation d'un joueur important dans l'industrie du piratage à l'échelle mondiale, ici même à Montréal.

«On pense que cet individu était le plus actif dans le domaine à Montréal», confirme le sergent Jean-Yves Ducharme. L'accusé, un homme de la région de la métropole, fera face sous peu à des accusations de contrefaçon.

La Loi sur le droit d'auteur prévoit pour ce genre d'effraction une peine maximale pouvant aller jusqu'à un million de dollars. À cette amende peut s'ajouter une sentence d'emprisonnement de cinq ans.

De Montréal à New York

«L'individu diffusait son matériel sur Internet, alors le produit se retrouvait très vite sur le marché américain, explique le sergent. On sait que ses films se vendaient à New York.»

Les autorités policières croient que l'accusé correspond parfaitement au profil des pirates. gé dans la trentaine, il est un individu doté d'une grande connaissance informatique, doublée d'une jalousie envers les profits récoltés par l'industrie du cinéma.

Du côté de la GRC, on déplore l'usage négatif qui est fait des nouvelles technologies dont Internet. «Le Net permet de commettre plusieurs crimes», souligne le sergent.

Certaines technologies ont vu le jour dans un effort d'enrayer le fléau qu'est le piratage. Le HD-DVD et le Blu-Ray ne sont que deux initiatives qui avaient comme mandat de stopper les pirates.

Nouvelles technologies

Lancées en grande pompe il y a plusieurs mois, les deux nouvelles générations de DVD ont été déjouées par les pirates en peu de temps.

«Peu importe les nouvelles tactiques qui seront mises sur pied pour tenter de bloquer le piratage, il y aura toujours certaines personnes qui se feront un plaisir de tenter de les déjouer», lance le sergent Jean-Yves Ducharme, pessimiste.

Du côté de l'Association canadienne des Distributeurs de films, le son de cloche est différent.

«On travaille très fort afin d'arriver à limiter le piratage», lance Serge Corriveau. Selon lui, il est surréaliste de souhaiter enrayer totalement le piratage. La prévention devient la meilleure option. Les jeunes ne seraient pas suffisamment conscients des conséquences de l'achat d'un film contrefait.

«Plus les gens achètent des films piratés, moins ils contribuent à financer l'industrie. Si le piratage se maintient, il y aura de moins en moins de films produits», avertit Serge Corriveau.

Ses propos sont confirmés par Patrick Roy, président d'Alliance Atlantis. Il croit d'ailleurs que la mauvaise réputation de no-tre métropole dans le domaine du piratage est gênante.

«Il faudrait que les gens aient une attitude plus responsable et un plus grand respect du travail des artistes», conclut-il.

La guerre est loin d'être gagnée, mais on ne baisse pas les bras.

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