MA FILLE MON ANGELe gratin était au rendez-vousDavid Patry Le Journal de Montréal 13-02-2007 | 12h48
Après une tournée régionale, c'était au tour de Montréal de voir Ma fille mon ange. Beaucoup de membres de la grande famille du cinéma québécois s'étaient déplacés pour l'occasion, à commencer par les artisans du film eux-mêmes. Le réalisateur Alexis Durand-Brault était particulièrement nerveux, lui qui présente son premier long métrage. «Je suis sans connaissance! Quand j'ai commencé ce projet-là, c'était un tout petit film et c'est devenu énorme», a affirmé le réalisateur, âgé de 33 ans. Énorme, c'est le mot. La campagne de promotion du distributeur Alliance Atlantis Vivafilm aura coûté près de 1 M$ et le film sortira vendredi sur 86 écrans partout au Québec. Stress de... premières Les photographes, caméras et journalistes étaient forts nombreux à couvrir l'événement. Les deux vedettes du film, Karine Vanasse et Michel Côté, étaient sollicitées de toutes parts. Ce dernier, pourtant un habitué des premières, étant également stressé. «C'est pire parce que c'est le lancement des Rendez-vous du cinéma québécois en même temps. Il y a beaucoup de gens du milieu et de cinéphiles avertis», a-t-il confié. Accompagné de sa femme et de ses deux garçons, l'acteur attendait impatiemment leurs commentaires. «Il faut qu'ils aiment ça eux aussi. C'est important pour moi», a-t-il dit. L'histoire du film, celle d'une jeune femme qui tombe dans l'univers de la pornographie dans Internet, avait aussi de quoi alimenter les discussions, comme ça a été le cas dans les derniers jours dans les médias. Gilles Renaud et Raymond Bouchard, tous deux pères de grands enfants, se trouvaient interpellés. «Si ça leur arrivait...» ont-ils tous deux laissé tomber, imaginant le pire. Tout juste arrivé d'Europe, le grand homme du cinéma québécois Rémy Girard n'avait rien entendu du battage médiatique entourant la sortie du film. Il avait toutefois bien hâte de le voir. Et comme les rumeurs d'élections vont bon train, Monique Jérôme-Forget, présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de l'Administration gouvernementale, est venue dresser le bilan du gouvernement libéral dans le dossier du cinéma québécois. Au nom de la ministre Line Beauchamp, elle a signifié son appui au milieu du cinéma. «Nous continuerons d'être à leurs côtés dans leurs moments difficiles comme dans leurs moments de gloire», a-t-elle assuré. |