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DOUBLAGE DES FILMS

Dhavernas blâme l'UDA

David Patry
Le Journal de Montréal
13-12-2006 | 10h06
Candidat à la présidence de l'UDA, Sébastien Dhavernas dénonce la façon dont l'actuelle administration a mené le dossier du doublage des films. En faisant appel au Parti québécois pour mener le dossier à l'Assemblée nationale, le syndicat a essuyé un échec prévisible, estime-t-il.

«Je suis très déçu», laisse tomber le comédien, qui estime lui aussi qu'une loi est nécessaire pour forcer les grands studios de cinéma américains à doubler leurs films en français au Québec.

«Je ne pense pas que la stratégie qui a été suivie a été la meilleure, poursuit-il. Il aurait fallu demander au gouvernement directement plutôt que de passer par l'opposition.»

La demande de l'UDA ainsi que la pétition de plus de 20 000 signatures en faveur d'une loi ont été portées par le député péquiste et porte-parole de l'opposition en matière de Culture et de Communications, Daniel Turp.

Refus catégorique

Celui-ci a essuyé un refus catégorique de la part de la ministre Line Beauchamp. La ministre a notamment appuyé sa décision sur la position d'anciens ministres péquistes, dont Louise Beaudoin, Diane Lemieux et Agnès Maltais.

«Elles ont choisi, ces trois anciennes ministres de la Culture, de ne pas privilégier la voie législative, de privilégier des moyens incitatifs. Et nous allons continuer dans cette droite ligne», a-t-elle lancé en guise de réponse.

«C'est certain qu'elle allait invoquer la position traditionnelle du Québec, souligne Sébastien Dhavernas, qui a déjà dirigé la Commission du doublage de l'UDA. Le PQ a demandé la loi qu'il nous a toujours refusée.»

Nouveau chef

Les membres de l'UDA doivent se choisir un nouveau meneur, étant donné que l'actuel président, Pierre Curzi, se lance en politique active au sein du Parti québécois.

Sébastien Dhavernas voit-il un lien entre les allégeances politiques de Pierre Curzi et la démarche de l'UDA? «C'est certain que ça n'a pas aidé...» conclut-il.

Cette missive lance officiellement les hostilités dans la course à la présidence de l'Union des artistes, dans laquelle l'actuel vice-président, Raymond Legault, s'est également engagé.

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