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CRISE DE FINANCEMENT DU CINÉMA QUÉBÉCOIS

Les suggestions de Téléfilm Canada

Maxime Demers
Le Journal de Montréal
05-12-2006 | 11h27
À défaut de trouver de l'argent, Téléfilm Canada propose quelques solutions de rechange pour contrer la crise de financement des films québécois: encourager les ventes internationales et miser sur la coproduction.

L'organisme fédéral a annoncé hier qu'il lançait une nouvelle initiative pilote visant à appuyer la promotion des ventes à l'international, notamment dans les grands festivals de cinéma internationaux (Cannes, Venise, Sundance, Berlin et Pusan).

Chaque long métrage canadien (francophone ou anglophone) sélectionné dans un de ces cinq festivals bénéficiera d'une enveloppe de 100 000 à 200 000 $ fournie par Téléfilm pour sa commercialisation et sa mise en marché.

Présentations

Le programme d'aide comprend aussi la présentation de films à l'étranger devant des acheteurs potentiels et joueurs clés des marchés étrangers.

Le premier long métrage à bénéficier de cette mesure sera La Vie secrète des gens heureux, de Stéphane Lapointe, qui sera présenté demain soir à New York dans le cadre d'un événement inédit organisé par Téléfilm et intitulé Canadian Screening in New York.

Quatre autres films francophones seront également projetés à New York en mars prochain, à l'occasion de l'événement annuel de Téléfilm au MoMA, Canadian Front.

Solution

Pour ces diverses initiatives, Téléfilm Canada disposera d'une enveloppe de 350 000 $ à 500 000 $. L'organisme croit que les ventes potentielles des films québécois à l'étranger pourraient aider les producteurs à financer leurs longs métrages suivants.

«Nous avons un groupe de travail qui se penche actuellement sur la question des politiques de financement, mais pour nous, une des solutions à la crise actuelle est de vendre davantage notre cinéma à l'étranger; c'est du moins la solution sur laquelle on pouvait agir le plus vite possible», a expliqué hier en conférence téléphonique le directeur des opérations françaises à Téléfilm, Michel Pradier.

Pas plus

Car encore la semaine dernière, la ministre du Patrimoine Bev Oda a spécifié à nouveau qu'il n'y aurait pas d'argent supplémentaire pour la production de films. Du moins pas pour l'instant.

Autre solution potentielle selon Téléfilm: la coproduction.

C'est pourquoi l'organisme accueillera à la mi-janvier des représentants des organismes de financement français, belge, luxembourgeois, suisse et québécois (la SODEC) pour des rencontres de trois jours portant sur la coproduction de longs métrages en français. L'objectif: proposer des actions communes visant à favoriser la création de coproductions.

mdemers@journalmtl.com

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