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Tournages - Des repérages à Montréal

TOURNAGES

Des repérages à Montréal

Agnès Gaudet
08-11-2006 | 09h04
Même si le Québec se bat contre l'Afrique du Sud et la Bulgarie pour l'obtention de tournages, Montréal est dans la mire de trois producteurs américains de gros films de 35 à 40 millions de dollars.

Ces trois importants producteurs viennent cette semaine visiter nos emplacements. Du jamais vu depuis fort longtemps. L'un d'eux recherche des grands studios et une équipe aux effets spéciaux, le second recherche des extérieurs montagneux et visitera les Laurentides et le troisième est à la recherche de voitures.

Les récents voyages du commissaire du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ), Hans Fraikin, portent déjà leurs fruits. Ce dernier revient d'un voyage de onze jours à Los Angeles, où il a réalisé une quinzaine de rencontres avec les majors du cinéma : Warner Bros., Universal, DreamWorks, Paramount et Disney ainsi que quelques grands indépendants. Il a espoir que des contrats se signent dans les semaines qui viennent. En tout, les producteurs d'une demi-douzaine de films envisagent de tourner au Québec.

Une fraction du prix

Le Québec a de nouveaux concurrents sur le marché international du cinéma :

«L'Afrique du Sud, un pays très dynamique qui a une grande volonté d'attirer les tournages, un bureau du film bien financé par le gouvernement et le secteur privé, conscient des retombées économiques, déclare M. Fraikin, et la Bulgarie, qui a beaucoup investi dans l'infrastructure de studios et permet des tournages à une fraction du prix des nôtres en raison de la main-d'oeuvre moins chère.»

Arguments béton

Les trois pays sont très différents, surtout en ce qui a trait à leurs décors. Pour vendre le Québec aux Américains, Hans Fraikin a des arguments béton. Il rappelle notre expertise, notre main-d'oeuvre hautement qualifiée, nos décors variés, la qualité de nos effets spéciaux - ceux du blockbuster de 60 M$ 300 sont produits ici et servent d'exemple - et la proximité du Québec avec Los Angeles.

Au cours de son voyage, M. Fraikin a aussi rencontré Nick Counter III, qui oeuvre dans le milieu syndical américain depuis 30 années. Ce dernier a promis de conseiller le commissaire pour trouver des solutions dans le conflit qui oppose les syndicats du cinéma québécois, l'AQTIS, et l'IATSE.

«Il est important de se positionner, estime M. Fraikin, et il faut que le Québec retrouve la paix industrielle.»

Jouer le jeu

Le Bureau du cinéma du Québec est le nouvel outil de promotion pour attirer des productions de l'échiquier mondial. Pour le maintenir fonctionnel, M. Fraikin insiste pour que le secteur privé participe à sa campagne de financement.

Grâce au récent voyage du commissaire, Montréal a obtenu le tournage du film War Games II, un petit film de 5 M$ destiné au marché de la vidéo. Il y a, selon M. Fraikin, de plus en plus de films destinés à la famille ou aux enfants tournés uniquement pour les clubs vidéo, les salles de cinéma étant trop occupées pour les accueillir.

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