FFMDeux films sont couronnés05-09-2006 | 18h36
Le jury, présidé par l'actrice américaine Kathy Bates, a consacré Une Longue Marche du Japonais Eiji Okuda et Le Plus Grand Amour du monde du Brésilien Carlos Diegues, qui ont obtenu ex aequo le Grand Prix des Amériques. Une longue marche, émouvant périple d'un vieil homme et d'une petite fille mal aimée a remporté également le prix de la Fipresci (critique internationale) et du jury cuménique. Le Plus Grand Amour du monde abordait de son côté la plongée d'un homme malade dans le quartier pauvre et animé qui l'a vu naître. Le film chinois Snow in the Wind de Yang Yazhou, une uvre nerveuse et parfois confuse sur l'amour du cinéma dans un coin perdu du nord de la Chine, fut deux fois couronné: Grand Prix spécial du jury et prix d'interprétation féminine pour son actrice Ni Ping en épouse de projectionniste. Philip Peeters, vraiment étonnant en homme reclus et malade dans une prison marocaine, dans Enfer à Tanger du Belge Frank Van Mechelen, a récolté le prix d'interprétation masculine. Le prix de la mise en scène est allé à Pedersen, le prof du Norvégien Hans Peter Moland. Les Filles du botaniste chinois de Dai Sijie, coproduit au Québec par Max Fims, très esthétique dans sa facture, a valu au directeur photo montréalais Guy Dufaux la palme de la meilleure contribution artistique. Hors jury, ce film, très apprécié des festivaliers, récoltait également le prix du public pour le film le plus populaire toutes catégories, et celui du film canadien le plus populaire. C'est Warchild de l'Allemand Christian Wagner, une uvre abordant les lendemains de la guerre en Bosnie, qui a obtenu le prix du meilleur scénario. Le porto-ricain Ruido de César Rodriguez, profil d'adolescente perturbée, repartait avec la palme de l'innovation. Le 30e FFM s'est clôturé sur la projection de La Vie secrète des gens heureux, du Québécois Stéphane Lapointe. Son président, Serge Losique, a annoncé que l'événement se tiendrait l'an prochain du 23 août au 3 septembre. Il reste toutefois à savoir si les institutions publiques, Téléfilm et la SODEC, accepteront de le financer de nouveau après deux ans sans lui avoir versé aucune somme. |