BON COP BAD COPLes politiciens séduitsMarilou Séguin Le Journal de Montréal 02-08-2006 | 07h52
«Je ne sais pas trop comment le film sera accueilli. On s'attendait à un grand succès pour le film sur Maurice Richard, qui est bien connu dans le Canada anglais, mais ça n'a pas été le cas», dit-il. Pourquoi? Le chef du Bloc n'a malheureusement pas réponse à cette question. «Dans Bon Cop, il y a des scènes de comédie à l'américaine, mais ils n'aiment pas beaucoup les sous-titres, ça va peut-être déranger», poursuit M. Duceppe. Chose certaine, le chef du Bloc Québécois a bien aimé le film. «J'ai trouvé le film très drôle, bien mené et bien joué, dit-il. Lorsque des cultures se rencontrent, toutes sortes de choses cocasses peuvent survenir.» Ministre séduite Parmi les éclats de rire qui ont résonné dans le théâtre Maisonneuve de la Place des Arts lundi soir, il y avait ceux de Line Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications du Québec. «J'ai tellement ri ! Honnêtement, ça faisait longtemps que je n'avais pas ri autant», dit d'entrée de jeu Mme Beauchamp. Selon la ministre, Patrick Huard est l'un des acteurs les plus talentueux du Québec. «Le tandem de policiers est très efficace. Les apparitions de Louis-José Houde aussi sont très drôles. Elles vont sûrement passer dans l'anthologie du cinéma québécois», dit Mme Beauchamp, qui est épatée par le travail d'Érik Canuel. «Je dois avouer que pour une salle de première, souvent considérée comme un public difficile, ça riait de bon coeur.» Réconcilier les deux solitudes Est-ce que ce film aidera a réconcilier les deux solitudes que sont le Québec et le reste du Canada? «Ce n'est pas ça qui va changer les relations d'ordre politique, estime M. Duceppe. Mais c'est toujours bien d'avoir des échanges entre cultures». Belinda Stronach, députée du Parti libéral du Canada, croit pour sa part que Bon Cop Bad Cop arrivera à séduire le reste du pays. «Il n'y a pas de raison pour que ça ne marche pas. Ça va permettre aux gens de découvrir des talents québécois. Moi, j'ai passé du très bon temps en écoutant ce film», dit-elle. Pour Line Beauchamp, l'accueil est beaucoup une question de promotion. «On souhaite beaucoup de succès à ce film, mais il ne faut pas lui mettre de pression sur les épaules, dit-elle. Il faut être patient et se donner une chance. On va finir par trouver la recette.» André Boisclair, qui faisait du porte à porte dans son comté hier, ne s'est pas prononcé sur l'accueil réservé au film au Canada anglais. Son attaché de presse a fait savoir qu'il avait aimé le film, sans plus. Quelque 1400 invités étaient réunis à la Place des Arts lundi soir lors de la grande première de Bon Cop Bad Cop. |