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Canoe.ca

FESTIVAL FANTASIA

Horaire du 11 juillet

11-07-2006 | 04h00
AU THÉÂTRE HALL
1455 de Maisonneuve O.

Black Kiss (Macoto Tezka) - 17h
Après avoir chaudement baisé une prostituée, un jeune homme sort acheter des cigarettes. À son retour, il ne reste de sa compagne qu’un doigt dans la baignoire. Il est assailli par derrière, ligoté au lit et éviscéré par un agresseur inconnu. Un titre à l’écran nous ramène sept jours en arrière et à un studio de photo de mode. Asuka, jeune aspirante-mannequin partage une chambre d’hôtel avec son aînée Kasumi/Lucy, cynique ex-mannequin.

Un soir, Asuka est témoin d’un meurtre brutal dans une chambre voisine, commis avec la même MO que celui du début du film. La mauvaise visibilité empêche Asuka de distinguer clairement l’identité du tueur, mais elle croit reconnaître son ancienne et défunte compagne de chambre, Mari Ayabe. Les victimes s’ajoutent et les MO sont bizarres: roses rouges plantées dans les yeux, tatouages vaudou cousus à la peau, membres sectionnés, décapitations et mutilations à la corde de piano. Les suspects foisonnent, mais les indices utiles sont rares, ce qui pousse le jeune détective Shirasaki à un profileur retraité qui se spécialisait en «cultes et farfelus». Le tueur est-il la maussade et antisociale Kasumi? Sa sœur jumelle Lucy? Son ancienne compagne de chambre Ayabe? Ou le mystérieux père américain de Kasumi?

Le site du film


Bad Blood (Tiago Guedes, Frederico Serra) - 19h20
Un brillant lettré hérite d’une grande maison cossue en pleine campagne. D’emblée, sa famille croit qu’il fera la chose raisonnable, c’est-à-dire: vendre la propriété, empocher l’argent, et continuer de mener une vie confortable aux environs de la métropole. Mais non.

Il fait tout le contraire, emmenant à la campagne, contre leur gré, sa femme, ses enfants, et même un petit-enfant. La campagne s’avère un milieu très différent de la ville, un patelin qui vit encore avec ses superstitions et ses croyances périmées, un endroit qui a encore un prêtre-exorciste à sa disposition... Et puis, il pourrait fort bien y avoir un fond de vérité dans les racontars effrayants que l’on entend à propos de la nouvelle maison.

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The Art Of Fighting (Shin Han-sol) - 21h45
Pour Byeong-tae, l’adolescence n’est qu’un long et épuisant cauchemar. Taciturne, introverti, il constitue la cible parfaite pour les voyous de l’école, d’autant plus que ceux-ci découvrent que son père est officier de police. Tabassé régulièrement, Byeong-tae se met à la recherche de celui qui saura lui apprendre l’autodéfense, mais il ne trouve personne, jusqu’au jour où le arrive dans le secteur le mystérieux Oh.

On sait peu de choses, sur cet homme, hormis qu’il a un passé inquiétant, et qu’il cherche à sortir de Corée le plus tôt possible. Lorsqu’on le provoque sans raison, Oh révèle sa vraie nature: le visage songeur et placide disparaît, et c’est un combattant féroce et hors pair qui prend le dessus. De prime abord, quand Byeong-tae le supplie de lui donner des leçons, Oh refuse catégoriquement, déclarant qu’il est préférable de ne pas se battre du tout. Néanmoins, ensuite, Oh revient sur sa décision, et prend Byeong-tae sous son aile. Il lui enseigne quelques techniques, certes, mais avant toute chose, il lui transmet la clef psychologique qui fait les grands combattants: l’absence de toute peur.

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À LA SALLE J.A. DE SÈVE
1400 de Maisonneuve O.

Azumi 2: Love Or Death (Shusuke Kaneko) - 15h
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis qu’Azumi et Nagara ont complété leur terrible entraînement de jeunes assassins à la solde du shogun. Vous vous souvenez de l’épreuve finale? Tuer leur partenaire d’entraînement, leur meilleur ami depuis l’enfance, ou alors, être occis par lui... Dans le cas d’Azumi, c’était son premier amour, Nachi. Elle lui a ôté la vie, et ce cruel instant la hante toujours... Elle n’a guère le temps de trop y réfléchir, puisque des cohortes de tueurs mercenaires les pourchassent, Nagara et elle. Les prédateurs sont devenus des proies, tout en continuant encore d’être prédateurs.

En effet, une guerre civile se prépare, et ceux qui espèrent son déclenchement doivent périr, afin que la paix demeure. Azumi et Nagara ont une tâche précise: éliminer ces conspirateurs, et étouffer la révolte dans l’oeuf. Masayuki Sanada est en tête de liste, mais il ne sera pas facile de le pourfendre, puisqu’il s’est entouré de suppôts armés jusqu’aux dents. Azumi et Nagara, chemin faisant, rencontrent un ramassis de brigands colorés, au nombre desquels se trouve Ginkaku, un sosie parfait du regretté Nachi...

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The Living and the Dead (Simon Rumley) - 17h30
Longleigh est une grande maison anglaise un peu décrépite, dans laquelle vit une famille d’aristocrates tout aussi décrépite: Donald, le patriarche, Nancy, son épouse malade et toujours alitée, et leur fils, James. Le fils souffre de schizophrénie, et d’un handicap mental. Le père essaie désespérément de maintenir un semblant de dignité dans sa demeure, et tente d’ailleurs de vendre, tandis que le tout a encore de la valeur.

Afin de trouver un acheteur sérieux, il doit aller à Londres, et donc s’absenter plusieurs jours, laissant sa femme aux soins d’une infirmière, et s’assurant que James comprend sa propre médication et sait quelles (nombreuses) pilules il lui faut prendre chaque jour. Une fois Donald parti, comme c’était à prévoir, James fait immédiatement des erreurs grossières dans ses pilules et, finalement, il arrive tout près du point de non-retour...

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Lost In Wu Song (Lu Yi Tong) - 19h35
Il était fort. Il était impassible. Il était d’une droiture inégalée. À mains nues, il pouvait tuer un tigre. C’était Wu Song, l’un des plus glorieux héros folkloriques de la vieille littérature chinoise. Depuis des siècles, et aujourd’hui encore, des millions et des millions de mâles, dans toutes les régions de la Chine, vouent une admiration inconditionnelle, et sans bornes, à Wu Song. C’est précisément le cas de Men Desong, un aspirant cinéaste, très introverti, un peu mésadapté, et encore vierge. Sa fixation: tourner l’ultime film sur Wu Song... pour ensuite se retirer dans un monastère bouddhiste, et y finir ses jours.

Certes, Desong n’a pas les muscles ni le charisme de son idole, mais au moins, il a sa détermination. La tâche sera loin d’être simple. D’abord, c’est un certain monsieur très peu scrupuleux, dénommé Zhang, qui s’improvise producteur, incitant Desong à prendre en charge les finances. Ensuite, il y a le casting. C’est Li, un chanteur pop, qui se glissera dans la peau du héros mythique. Et cela irrite Desong, qui avait en tête, pour ce rôle, un garçon un peu simplet, mais très musclé, et parfaitement inconnu du public... En vérité, plus les choses avancent, plus l’idéal pur de Wu Song est corrompu par d’affreuses considérations commerciales. On dirait que le monde entier s’est ligué contre le rêve de Desong qui, lui, tente courageusement de poursuivre, entre les caprices odieux de ses acteurs, son producteur véreux, et ses parents, eux-mêmes persuadés qu’il n’est rien d’autre qu’un raté.


White Of The Eye (Donald Cammell) - 21h30
Un psychopathe prenant le temps de disposer le lieu de chacun de ses crimes comme une œuvre d’art. Un assassin brutal doté, pourtant, de la sensibilité esthétique d’un peintre, ou d’un sculpteur. C’est ce paradoxe qui est le personnage principal de White of the Eye, un giallo de Donald Cammell, dont l’action se situe dans l’aride sud-ouest des États-Unis.

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