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DA VINCI CODE

Le cardinal Ouellet n'y voit pas que du mauvais

Katia Bussière
Journal de Québec
22-05-2006 | 10h37

Le cardinal Marc Ouellet et de jeunes catholiques réunis à Québec croient qu'en bout de ligne, le livre et le film Da Vinci Code donneront une image plus positive que négative de l'Église catholique.

Au coeur de l'actualité depuis plusieurs mois, la folie Da Vinci Code soulève les passions dans le monde et ne laisse personne indifférent, conviennent Mgr Ouellet et les participants interrogés, hier, lors de la Montée jeunesse 2006, un événement qui a réuni 600 jeunes catholiques à Québec.

Pour Édith Goudreault, 26 ans, de Montréal, le livre met à l'avant-scène l'humanité de Jésus. «Ça nous montre que Jésus était un humain avant tout», exprime-t-elle. «Le livre amène aussi les gens à se poser des questions et à s'intéresser à l'Église catholique. Marie-Madeleine et Jésus étaient très proches l'un de l'autre, mais de là à dire qu'ils formaient un couple...», ajoute la participante.

Il importe, selon elle, de faire la différence entre la fiction et la réalité. «Ceux qui n'ont aucune connaissance de l'histoire du catholicisme pourraient être tentés de croire que l'Église a caché des choses», dit-elle.

Discussion ouverte

Selon Julie Dubé-Lamontagne, 19 ans, de Saint-Jean-Chrysostome, le livre est «très bien» pour son côté historique.

«L'histoire chrétienne intrigue. Je trouve ça bien que le livre amène les gens à se poser des questions sur la religion. Ça ouvre la discussion», commente-t-elle.

Le livre et le film, d'après elle, créeront une ouverture chez les gens et pourraient les conduire à un engagement spirituel. La jeune femme, qui a lu le livre, n'a cependant pas l'intention d'aller voir le film.

Le «mystère»

Dominic Lerougès, un prêtre de 32 ans, de Sherbrooke, pense que l'engouement pour le livre et le film Da Vinci Code proviennent de la fascination pour le Christ et du mystère de la foi.

Mais à ses yeux, l'oeuvre de Dan Brown «n'est pas essentielle à notre bonheur».

«Excellente publicité»

«Pour l'Opus Dei, c'est une excellente publicité», commente le cardinal Marc Ouellet. Lui, qui a lu le livre à la demande de fidèles désirant lui poser des questions, qualifie l'oeuvre de «bon thriller» mais n'endosse aucunement les propos qui y sont tenus.

«Le livre finit en queue de poisson et est cousu de fil blanc. La théorie à propos de la liaison entre Jésus et Marie-Madeleine ne tient pas debout. Le livre prétend que l'église a caché la vérité. C'est une attaque grossière», dit Mgr Ouellet, qui n'ira pas voir le film.

Le cardinal estime qu'on ne peut pas empêcher les gens de faire de la «fiction», question de liberté d'expression, mais que le livre est «à la limite du manque de respect».

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