FANTASIAMauvaise fortune, bon coeurMichel Therrien Le Journal de Montréal 10-05-2006 | 10h44
::encart:: Malgré le fait que la SODEC et Téléfilm Canada viennent de lui annoncer qu'ils ne le subventionneront pas encore cette année, le Festival Fantasia voit l'avenir avec optimisme. Contrairement à certains autres de ses «compétiteurs», Marc Lamothe, directeur du marketing du Festival Fantasia, a décidé d'accepter avec calme et sérénité cette décision qui mine tout de même la santé budgétaire de son événement, qui célèbre son dixième anniversaire cette année. «C'est sûr qu'il est dommage que l'an dernier, on n'ait pas obtenu de subventions parce que les institutions préféraient soutenir un autre festival (FIFM) et que cette année, on est pénalisé à cause de ce même festival.» Y a-t-il une différence? Cela dit, Marc Lamothe insiste sur le fait que les fans ne verront pas la différence. «C'est évident qu'on ne peut pas se payer certains films et qu'on a perdu certains de nos précieux programmateurs, qui ont été engagés ailleurs, mais sinon, ce 10e festival sera à l'échelle de ce que l'on a présenté au cours des deux dernières années.» Il faut dire que cet événement culturel extrêmement populaire a su attirer d'autres commanditaires, qui ont su voir l'attrait économique et touristique de l'entreprise, qui engendre année après année des retombées d'environ six millions de dollars pour la ville. Le Journal de Montréal a d'ailleurs appris que la Ville de Montréal avait pris la décision d'offrir 10 000$ à l'événement. «Il s'agit de sa toute première subvention. Le ministère des Affaires municipales et des Régions vient également de hausser sa subvention de 25 000 à 35 000$. D'habitude, ça prend cinq ans avant de pouvoir changer d'échelon financier.» Espoirs pour 2007 À ces bonnes nouvelles s'ajoute le fait que Fantasia entretient l'espoir que la SODEC offre enfin son appui à un festival qui le mérite et qui, en plus d'offrir une fenêtre sur le monde cinématographique, souligne de plus en plus l'émergence d'un cinéma de genre québécois, qui est la panacée de jeunes réalisateurs d'ici, dont Érik Canuel, président d'honneur actuel, représente bien l'énergie. «Au cours des prochaines années, il ne faudra pas s'étonner de voir de plus en plus de films québécois à Fantasia.» Les sommes supplémentaires obtenues pourraient permettre au festival de récompenser adéquatement son personnel et, surtout, de parcourir le monde à la recherche de perles de rares et de recevoir des invités de prestige, ce qui permettrait à Fantasia de s'afficher dans le monde... qu'il projette ici.
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