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CINéMA-ACADéMIE

Marcel Béliveau recherche ses apprentis acteurs

Claudia Larochelle
Le Journal de Montréal
08-05-2006 | 10h21
Marcel Béliveau est de retour dans la sphère médiatique. Il cherche vingt acteurs inconnus du grand public pour jouer dans son premier film.

Cinéma-Académie. Tel est le nom du concept que l'ex-monsieur Surprise sur prise développe depuis plusieurs mois avec le producteur Roger Héroux.

À compter du 1er juin, des aspirants acteurs pourront s'inscrire gratuitement à cinema-academie.com et courir la chance d'obtenir un des vingt rôles principaux du premier film qu'il vient de scénariser.

Les gens doivent choisir le rôle qui leur correspond le plus en se basant sur la description de chaque personnage de l'histoire. Ils devront ensuite apprendre un court texte et se présenter en audition le 13 juin dans un hôtel montréalais devant un comité de comédiens et de gens de l'industrie. André Montmorency a déjà confirmé sa participation.

Formation intensive

Les comédiens qui seront choisis recevront ensuite une formation intensive de trois semaines avant le début du tournage, d'une durée approximative de un mois, le 13 janvier prochain. Les internautes pourront les voir en séance de travail et répéter en temps réel dans le site de Cinéma-Académie.

Les gens, «des messieurs et mesdames Tout-le-monde» qui doivent être âgés de 16 à 65 ans, pourront ensuite se voir le minois sur grand écran lors de la sortie en salle du long métrage, prévue pour avril 2007.

«On peut être gros ou laid, ça n'a pas d'importance. Ce qu'on veut, c'est du charisme et qu'ils soient au moins capables de dire leur texte, bien sûr!» précise Marcel Béliveau.

Ceux qui n'auront pas été sélectionnés pourront se consoler car ils courront la chance de devenir un des mille figurants nécessaires à la réalisation du film. Acteurs et figurants seront payés selon les conventions de l'Union des artistes.

Sujet funèbre

Intitulé Georges-Henri T. est décédé, le film, écrit en 2000 par Béliveau, se déroule dans un salon funéraire où vingt personnages assistent aux funérailles d'un riche propriétaire d'usine, pour la plupart leur patron. «Ce sera un succès grâce aux dialogues. Ceux qui l'ont lu ont beaucoup aimé ça», confirme monsieur Béliveau, qui a encore quatre ou cinq scénarios dans ses tiroirs.

Comme il souhaite que son film soit vu dans le monde entier, Béliveau implantera son concept dans plusieurs pays. «Je me suis dit que pour que mon film soit vu dans le monde entier, il fallait recruter des acteurs dans chaque pays et répéter l'expérience québécoise en l'adaptant à chacun d'eux.» L'Italie, la Suisse, la Belgique et l'Angleterre sont déjà dans sa mire. Il a déjà prévu donner une conférence de presse dans Internet en France le mois prochain pour y lancer son concept.

Ses histoires de faillite et ses problèmes de santé étant bel et bien derrière lui, Marcel Béliveau est déterminé à mener à bien ce nouveau projet qui lui donne déjà moins de temps pour jouer au golf.

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