PORTRAITRachel Weisz: à l’état purPar Julie Beaudet, photos ©AMPAS 01-04-2006 | 12h38
Rachel Weisz (prononcez «Vice»,à l’anglaise), c’est l’antistar par excellence. Les soirées mondaines bondées de Los Angeles, elle les évite méticuleusement, malgré sa popularité grandissante. Elle va même jusqu’à qualifier Hollywood de ville toxique. L’actrice préfère nettement la vie à Londres, sa ville natale, où elle peut trouver des théâtres à tous les coins de rue. Elle croit par ailleurs que les acteurs sont beaucoup trop idolâtrés: «Je m’inquiète parfois du fait que les acteurs sont vus comme des modèles à suivre pour les gens, alors que les médecins, les professeurs et tous ceux qui pratiquent des métiers vraiment importants ne sont pas payés à leur juste valeur. Les acteurs font la une des magazines, même si ce sont les autres qui devraient être perçus comme des héros.» Aussi, Rachel trouve que les artistes en révèlent trop sur leur vie privée. Parmi ses actrices favorites figurent Bette Davis, Katharine Hepburn et Ava Gardner, principalement reconnues pour l’aura de mystère dont elles s’entouraient.
Une grossesse et des fiançailles Elle admire la culture générale de Darren qui, contrairement à bien des Américains, sait où se situe l’Europe sur une carte géographique! D’ailleurs, l’actrice semble bien apprécier les réalisateurs, puisqu’elle a déjà eu une liaison avec Sam Mendes, l’homme derrière le film American Beauty. Ce dernier a ensuite épousé Kate Winslet.
Du théâtre à Londres et du cinéma à L.A. Elle reçoit donc, avec mention, son diplôme en études anglaises à l’université de Cambridge, une des institutions les plus réputées d’Angleterre. Au même moment, elle fonde une troupe de théâtre qu’elle baptise les Talking Tongues. Le groupe innove grâce à ses créations collectives et Rachel remporte le prix de l’actrice la plus prometteuse en 1994, une récompense décernée par le London Critics’ Circle. C’est en 1996 que s’ouvrent les portes du cinéma américain pour cette passionnée de théâtre. En remplaçant Nicole Kidman aux côtés de Keanu Reeves dans Chain Reaction, Rachel décroche son premier rôle aux États-Unis. Viennent ensuite les films Stealing Beauty (1996), The Mummy et The Mummy Returns (1999 et 2001), des productions qui la feront connaître du grand public. En 2002, elle joue aux côtés de son compatriote Hugh Grant dans About a Boy (2002), puis donne la réplique à Dustin Hoffman et à Gene Hackman dans Runaway Jury (2003).
Un tournage marquant Dans une entrevue accordée à Backstage.com, l’actrice anglaise a expliqué comment l’équipe de tournage a tenté de porter secours au peuple kényan: «On était tous extrêmement émus de notre expérience en Afrique, mais ça n’aidait personne. On a donc décidé de réunir des fonds qui ont permis de construire une école, un pont, des toilettes et un accès à l’eau potable dans un des quartiers les plus pauvres. Ce sont de petites choses qui ne changeront pas le monde, mais c’était une façon de remercier la communauté, de faire en sorte que le bilan de notre passage soit positif.» Vous avez peut-être remarqué que, dans ce film, Rachel ne porte aucun maquillage; elle croit qu’une activiste de la défense des droits humains portant du rouge à lèvres n’aurait tout simplement pas été crédible. D’autre part, elle s’est dite très déçue de voir que Ralph Fiennes, son partenaire dans le film, n’ait pas été mis en nomination pour les Golden Globes ou les Oscars. Au cours des prochains mois, vous pourrez voir Rachel Weisz dans le film The Fountain, réalisé par son fiancé, Darren Aronofsky, et tourné à Montréal. Elle renouera par ailleurs avec ses anciennes amours, puisqu’elle sera de la comédie musicale Miss Julie, sur Broadway, après avoir donné naissance à son enfant. Décidément, ce poupon aura une maman très occupée! |