CINÉMAFantastic Four: divertissement fantastiqueMichel Therrien -Journal de Montréal 08-07-2005 | 10h29
L’arrivée au grand écran du Spider-Man de Sam Raimi aura eu du bon et du mauvais. Elle nous aura permis de reléguer aux oubliettes le sort terrible qu’on avait réservé à Batman dans les années 1990 et de redonner vie aux superhéros au grand écran. Le retour du quatuor Dans cet épisode (qu’on veut le premier d’une franchise), le réalisateur s’est intéressé comme il se doit à la genèse des quatre personnages créés par Stan Lee en 1961. Alors que les néophytes découvriront la tragédie qui a transformé la vie de Reed Richard (Ioan Gruffudd) et de ses trois amis, les amateurs assisteront à l’intéressante et surtout amusante transposition à l’écran de ce récit qu’ils connaissent trop bien (avec quelques divergences qui choqueront évidemment certains) : celui de quatre astronautes qui voient leur ADN se transformer lorsque leur station spatiale est engouffrée dans des nuages de radiation cosmique. À leur retour sur terre, Reed, Ben Grimm (Michael Chiklis), Sue Storm (Jessica Alba) et Johnny Storm (Chris Evans) comprendront qu’ils possèdent maintenant des pouvoirs surnaturels. Bien entendu, ils les mettront bientôt à l’usage du bien contre le mal. Des héros modernisés Ces derniers ont eu l’intelligence d’offrir au public un divertissement supérieur aux attentes. Pour ce faire, ils ont concocté des dialogues savoureux et construit des personnages attachants. Chacun à leur tour et à leur manière, ils volent la vedette. Parmi ceux-là, The Thing est particulièrement touchant alors que Johnny Storm donne un véritable spectacle à chacune de ses apparitions. Par ailleurs, le scénario est magnifiquement desservi par des effets spéciaux et des scènes d’action spectaculaires. Mauvais méchant La faiblesse généralisée du personnage est telle que le combat final qui l’oppose à ses quatre adversaires semble presque relever de la péripétie. Sans avoir la profondeur d’un Batman Begins ou les qualités d’un Spider-Man, Fantastic Four plaira sans doute aux amateurs de tous genres et de tout âge. Quoi demander de plus… fantastique ? |