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© TVA Films |
Jean Béliveau et Claude Legault |
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CLAUDE LEGAULT
Le CH tatoué sur le coeur
par Michelle Coudé-Lord
Le Journal de Montréal
28-11-2009 | 04h00
Claude Legault rêvait d’être un joueur de
hockey. Mais son mauvais coup de patin
a vite mis fin à son rêve. Sa carrière s’est
terminée dans le juvénile.
Il est donc
devenu un fan fini du Canadien de
Montréal et a détesté les Big Bad Bruins
et les Nordiques. Comme il le dit si bien
«le peuple québécois est tricoté avec le
CH». Normal que le film sur ses cent ans
d’histoire fasse déjà jaser. Bienvenue sur
la planète sport.
Dans le film Pour toujours les Canadiens, la
vedette Claude Legault joue l’entraîneur Bordeleau
d’une équipe junior. Son mandat est de
gérer des ego. Il connaît cela car, il fut aussi
coach d’une équipe d’impros. C’est là qu’il a
appris toute la signification du mot équipe.
«Le sport c’est une école de vie, une mini-société.
Ton travail doit avoir un impact sur les autres.
Tu y apprends que t’es pas plus important que
les autres. C’est toi qui dois quelque chose à
l’équipe. Je réagis comme cela sur un plateau de
tournage, je ne suis pas plus important que le
maquilleur ou le technicien. On a besoin du
talent de chacun» confie Claude Legault, le
comédien le plus applaudi sur le tapis rouge lors
de la première au Centre Bell, lundi dernier.
COMME ENTRER AU VATICAN…
À 46 ans, il accumule les rôles mais reste
humble. «Quand t’es adulé, applaudi devant
des milliers de personnes. C’est gratifiant
mais tu te sens tellement seul le soir chez vous
quand ça va mal dans ta vie. Faut donc relativiser
tout cela» dit-il sagement.
Pour toujours les Canadiens, ce fut deux jours
intensifs de tournage qui l’ont amené dans
l’univers du Canadien de Montréal, le club le
plus réputé de l’histoire avec 24 coupes Stanley.
Précisons que le film sur les cent ans du
Canadien n’est pas une commande des dirigeants
du Canadien mais une idée de la productrice
Lorraine Richard de Cité Amérique.
Sylvain Archambault a dû travailler avec un
budget de 6 M$ et un sprint de 23 jours de
tournage. Claude Legault rappelle que le mandat
de ce film sur les cent ans du Canadien
n’était sûrement pas simple.
«Le Centre Bell, c’est comme le Vatican. Ton
film parle du club le plus célèbre au monde, il
faut que tu préserves leur image très propre,
que tu plaises à beaucoup de personnes et que
tu remontes le temps. Dans ce contexte-là je
trouve qu’on s’en sort pas si mal. Ça ne révolutionne
pas le cinéma. Mais ce n’était pas le
mandat. C’est un film familial, accessible,
abordable qui fait le job de faire triper sur le
club».
Aux critiques sévères il rétorque «qu’ils n’aiment
pas le film, je leur dis qu’on ne le fait pas
pour eux. C’est vrai il n’a pas toutes les qualités
du monde. Je suis pas aveugle, pas niaiseux
mais ce n’est pas un mauvais film.»
L’IDENTITÉ DE TOUT UN PEUPLE
Selon Claude Legault, c’est tout un peuple
qui s’identifie à cette grande équipe.
«La fièvre est aussi forte qu’avant. Le sentiment
d’appartenance est fort. On l’a vu l’an
passé quand le club a perdu les pédales, tout
s’est effondré mais les fans sont restés debout
pour eux. Il a fallu qu’il se passe quelque chose
pour que Bob Gainey décide de nettoyer
l’équipe et d’envoyer tous les joueurs charismatiques.
Les fans sont jeunes, il y a de plus
en plus de femmes qui aiment le CH; si les
joueurs ne s’assoient pas sur leur steak
on va continuer à croire en eux».
Pour cet acteur fan de hockey
l’un des grands moments de
ce tournage fut sa rencontre
avec Jean Béliveau.
«C’était comme si je
rencontrais Robert De
Niro. C’est un grand
monsieur, un homme à
l’écoute des autres et
très respectueux.
Disons que ma légende
ne m’a pas déçu.»
Quant à l’organisation
du Canadien, le porte-parole
Donald Beauchamp
indique ceci à ceux
qui croient qu’ils ont été
très contrôlants dans ce
projet.
«Nous avons été des facilitateurs.
On a rendu disponibles
toutes nos archives.
Nous ne sommes pas des
producteurs de cinéma, on
ne connaît pas cela. On a laissé
les experts travailler».
Pour toujours les Canadiens
arrive dans toutes les salles
de cinéma du Québec le 4 décembre,
le jour des cent ans
des Canadiens.
Les commentaires d'un connaisseur
Patrick Roy: L’un des
meilleurs gardiens de
tous les temps. Un très
grand leader et la dernière
grande vedette
que nous avons eue à
Montréal.
Maurice Richard: le
joueur le plus intense
de l’histoire du hockey.
Guy Lafleur: la machine
la plus électrisante
que j’ai vue sur glace
Yvan Cournoyer: le
joueur le plus rapide
Henri Richard: le plus
constant, le plus régulier,
le plus infaillible
Pat Burns: un bon
coach mais un peu
trop rigide
Guy Carbonneau: un
des meilleurs joueurs
défensifs de l’histoire
mais un entraîneur un
peu inexpérimenté et il
va apprendre
Toe Blake: le plus
grand coach de
l’histoire.
Jacques Plante: un
grand précurseur
Le Canadien en 2009:
une équipe à observer
qu’on ne connaît pas
encore.
Jacques Martin:
un bon coach mais il
ne pourra rien faire si
on ne lui donne pas les
bons éléments
Carey Price: il faut
lui donner du temps -
être patient, à Montréal
on ne prend pas
le temps de développer
les jeunes, on les brûle,
les écoeure, on les
envoie ailleurs et ils
deviennent bons.
Le fan idéal: c’est moi

