KRISTEN STEWARTLa force de l'expérience21-11-2009 | 04h00
Mais après une année à faire les couvertures des magazines, les difficultés de Stewart semblent être chose du passé. Alors qu’elle montrait des signes évidents de nervosité lors de la promotion du premier Twilight, ce jour-là, dans une chambre d’hôtel de Beverly Hills, elle semblait confiante et détendue, répondant avec aisance aux questions portant sur la suite du film, Tentation. Même Stewart, 19 ans, reconnaît le changement qui s’est opéré en elle. «Je crois que je suis parvenue à me sentir plus à l’aise à l’idée de parler de moi lorsque je me suis rendu compte que les gens prenaient au sérieux ce que je disais, affirme Stewart. J’étais si intimidée que je mâchais tous mes mots. Je ne terminais pas mes phrases parce que j’étais pétrifiée. Je ne voulais pas paraître hypocrite, car au fond, j’adore ce que je fais.» Le hic est que sa passion, le jeu, vient en conflit avec sa vie privée, particulièrement avec la couverture médiatique dont fait constamment l’objet sa supposée relation avec Robert Pattinson, l’acteur britannique au profil angulaire qui joue le vampire Edward Cullen, flanqué de sa partenaire mortelle, Bella Swan. «C’est un vrai cirque, un spectacle ridicule avec une fausse impression de réalisme, comme un téléroman qui sonne vrai, a-t-elle dit, sans faire directement référence aux rumeurs qui circulent. Toutes ces rumeurs publiées dans les tabloïds, je ne les ai jamais crues, et ce, bien avant que je n’en devienne l’objet. «Mais cela ne me dérange pas. Je ne le prends pas personnel. Heureusement, j’ai acquis de l’expérience et j’arrive maintenant à parler de mon travail.» Et l’inspiration vient facilement lorsqu’on s’attend à ce que le «travail», Tentation, sorti en salles hier, devienne un des plus grands succès de l’année et qu’il dépasse les 383 millions de dollars de recettes que son prédécesseur a réussi à atteindre à travers le monde. Les producteurs du film croient dur comme fer au projet, car le tournage du troisième épisode, Hésitation, est déjà terminé et la sortie du film est prévue pour juin. RUPTUREComme les amateurs des livres à succès le savent déjà, Twilight: Tentation débute avec la fin abrupte de l’histoire d’amour brûlante, mais non consommée, entre Edward et Bella. La tournure des événements et l’immense chagrin qui s’ensuivra ouvrent la porte à l’ami platonique de Bella, Jacob (Taylor Lautner), qui s’avère être… un loup-garou. Nul besoin de préciser qu’il y aura un peu de fourrure d’arrachée. Stewart qualifie la rupture d’Edward et de Bella comme «la scène la plus impressionnante de tout le film. Elle fait franchement peur. On ne parle pas d’une scène de rupture normale. Dans ce cas-ci, je romps avec un vampire qui m’a causé des modifications chimiques et physiques. «C’est comme si vous preniez un accro et que vous lui retiriez sa drogue. Il y a un effet de manque assuré.» «Accro » est un terme qui convient peut-être, tout en étant un peu exagéré, pour décrire les «Twihards», ces lecteurs obsédés par la série Twilight, qui ne font pas la différence entre Bella et Stewart et mêlent réalité et fiction aux spéculations sur Pattinson et Stewart. «Je comprends tout à fait que les gens aient de la difficulté à nous dissocier de nos personnages, soutient Stewart. Ce phénomène est à l’image de notre monde. Les gens sont obsédés. Il y a tellement de gens pour qui observer la vie des autres dans les magazines est une activité à temps plein. Je trouve ça étrange, mais c’est compréhensible. «On campe des personnages qui sont convoités par tellement de gens qu’il est normal de vouloir en savoir plus sur nous et de souhaiter que nous soyons ensemble.» L’actrice n’a toutefois aucun regret. «Il y a déjà assez de choses pour lesquelles je me dis: ‘Kristen, vis le moment présent. Assure-toi de le vivre intensément et de ne pas l’oublier.’ Ces deux dernières années ont tellement été formidables pour moi; je me considère comme très chanceuse.»
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