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1981 - Ricardo un jour, Ricardo toujours
© Alliance Vivafilm
Jean-Carl Boucher et Ricardo Trogi

1981

Ricardo un jour, Ricardo toujours

par Cédric Bélanger
Le Journal de Québec
29-08-2009 | 04h00
«C’est mon troisième projet avec Ricardo après Québec-Montréal et Horloge biologique. Et ce n’est pas le dernier.»

La voix de la productrice Nicole Robert s’anime lorsqu’on lui demande de nous parler de Ricardo Trogi. À n’en pas douter, le cinéaste aura toujours une oreille attentive auprès de Mme Robert, peu importe le projet qu’il voudra lui présenter.

«Quand c’est Ricardo, c’est pas pareil. C’est fait avec beaucoup de modestie. C’est un gars qui a énormément de talent et de charisme, mais qui est extrêmement simple. Ricardo, je vais le suivre là où il veut aller. C’est sûr que je vais toujours lui dire ce que je pense quand il me propose quelque chose. Il est très ouvert aux commentaires. Mais par rapport à 1981, j’ai tout de suite embarqué», dit celle qui a été «étonnée» quand elle a lu le scénario.

À CONSULTER
«Étonnée parce qu’il allait ailleurs. Il nous parlait d’un petit gars de onze ans. Mais ce n’était pas n’importe quel petit gars, c’était lui. Quand j’ai lu le texte, j’ai quand même reconnu Ricardo dans son ton, dans son humour, sa réalisation aussi.»

GAGER SUR RICARDO

Il y avait quand même un certain risque de produire un film d’époque mettant en scène un enfant. Avec C.R.A.Z.Y., Maman est chez le coiffeur et Un été sans point ni coup sûr, le Québec a eu son lot de ce genre de cinéma au cours des dernières années.

«Je me demandais s’il y aurait un désir de voir un autre film qui nous ramène dans une autre époque. Avec Ricardo, j’étais prête à prendre la gageure parce qu’il est unique dans sa façon de nous exprimer ce qui se passe dans la vie», raconte Nicole Robert, néanmoins très lucide par rapport au succès qu’elle anticipe pour 1981.

«Je ne pense pas que 1981 aura un succès comme De père en flic, qui est une comédie plus large. Mais je pense que Ricardo va aller chercher son public. Les gens qui ont vécu cette période seront touchés. Je pense qu’il va élargir son public aux gens de tous âges. Notre défi, c’est d’amener les gens à aller voir le film. Une fois qu’ils l’auront vu, je crois que le bouche-à-oreille va être bon parce que tous ceux qui l’ont vu jusqu’à maintenant ont été séduits. C’ est un film qui fait du bien.»

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