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Roy Dupuis - Un rôle violent et moderne
© Le Journal de Montréal
Roy Dupuis assistait hier soir à la première du film The Timekeeper, dans lequel il joue un homme violent prêt à tout pour sauver sa peau.

ROY DUPUIS

Un rôle violent et moderne

Michelle Coudé-Lord
Le Journal de Montréal
21-08-2009 | 09h45

Première, hier soir, du film de Louis Bélanger, The Timekeeper, mettant en vedette Roy Dupuis. Un Roy Dupuis qui vante la qualité du cinéma québécois.

On sait qu'avec la série Nikita, les Américains ont voulu l'adopter. Il a dit non au rêve américain et ne le regrette pas.

«Los Angeles n'était pas une ville pour moi. Et au Québec, même avec de petits moyens, on fait de bien belles choses. Notre cinéma présente une qualité internationale. Je suis un acteur gâté, à qui on offre de beaux rôles. Je n'ai pas besoin d'aller ailleurs», confiait-il hier au Journal de Montréal.

The Timekeeper a été tourné sur la Côte-Nord. Roy Dupuis y tient le rôle d'un homme violent prêt à tout pour défendre sa peau sur ce chantier de construction où le patron, un vrai tyran, divise pour régner.

«Ce scénario, c'est l'image de notre civilisation. Il y a ce boss, ses préférés, ceux qui se battent pour la justice et des dirigeants qui essaient de régner. Dans cette pyramide, des hommes essaient de survivre. C'est un peu l'image de notre société.»

Il dit avoir aimé travailler une première fois avec le réalisateur Louis Bélanger.

«Un homme sensible», précise Roy Dupuis.

Un père au petit écran

Ce dernier n'aime pas nécessairement les tapis rouges, mais comprend leur nécessité.

«Il faut bien le vendre, ce film-là. Et les cinéphiles québécois sont fidèles à notre cinéma, donc, en faire la promotion fait partie de la game», souligne sur un ton convaincu Roy Dupuis.

Il tourne présentement pour Radio-Canada la série télévisée Les Rescapés, dans laquelle il joue un rôle de père.

«Je suis habitué, j'en avais onze dans Les Filles de Caleb, précise-t-il.

Un retour attendu au petit écran au Québec, après une absence de sept ans. Sa dernière série télévisée date de l'époque du Dernier chapitre.

Un citoyen engagé

Puis, il agit toujours comme porte-parole de sa Fondation Rivières qui lui tient très à coeur.

En septembre, une vaste campagne de sensibilisation sera annoncée.

«Le but premier de la fondation est de donner des outils aux citoyens pour agir et savoir réagir. Pour nous, choisir l'hydro-électricité pour développer est un dinosaure. Il y a des moyens plus modernes et intelligents. Pour ça, toutefois, il faut que le citoyen soit renseigné, d'où l'importance de cette campagne de sensibilisation», précise Roy Dupuis, le citoyen engagé.

Il est pressenti pour d'autres tournages cet automne, mais il attend après le financement.

«Encore là, il faut apprendre à être patient. Mais je me sens encore très choyé par le métier», dit-il.

Et il a toujours comme objectif son tour du monde, qu'il aimerait entreprendre dans un an.

«C'est mon but», conclut Roy Dupuis, qui nous confirme continuer à être fièrement un non-fumeur. «Je tiens le coup depuis des mois».

The Timekeeper arrive en salles aujourd'hui. Le film, en version française, s'appelle L'Heure de vérité. C'est une adaptation du roman de Trevor Ferguson.

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