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Cadavres - Érik Canuel ne regrette rien
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Cadavres a connu un échec au Québec en salles, ce qui n’empêche pas le distributeur de vouloir tester le marché étranger.

CADAVRES

Érik Canuel ne regrette rien

Michelle Coudé-Lord
17-03-2009 | 10h20

Après avoir été un échec au box-office québécois, le film Cadavres d'Érik Canuel et du distributeur Séville vient d'être vendu en Russie.

Au Québec, Cadavres est vite disparu des écrans, après seulement trois semaines et des recettes de 288 169$. Le budget du film était de 4,7 M$.

Déception certes pour le réalisateur, qui dit que ce film fut en quelque sorte «le cadavre de Christal Films» et que son cheminement jusqu'en salles fut très laborieux.

Hier, au bout du fil, Érik Canuel disait ne rien regretter.

«J'ai fait le film que je voulais avec de bons acteurs. J'aurais aimé que Cadavres trouve son public, mais ce ne fut pas le cas. Et on sait qu'au Québec, le box-office est cruel. Tu es vite délogé. Cadavres aura une seconde vie sur DVD, j'ose l'espérer.»

Accouchement difficile

La sortie de Cadavres était prévue d'abord en août 2008, puis en octobre. La date finale de février n'était pas idéale, croit Érik Canuel.

«L'accouchement fut difficile et, Séville pris à régler les affaires de Christal, le film n'a pu profiter d'une vaste campagne de promotion. En fait, on ne l'a pas vu beaucoup. J'aurais aimé qu'il ait une vie meilleure au box-office, c'est certain. Mais moi, j'avance dans la vie et je suis heureux du film que j'ai livré», a ajouté Érik Canuel, qui doit tourner l'histoire du commandant Piché dans les prochains mois.

Le distributeur Séville, qui a acheté les films de Christal, entend bien l'amener à l'étranger.

C'est ce que croit aussi Christian Larouche, qui fera le marché des films de Cannes avec le film Cadavres dans ses valises.

«Le sujet de Cadavres est dur; peut-être que, dans un pays comme la Russie, ils vont être intéressés à notre histoire. Je compte bien sur les ventes à l'étranger pour redonner vie à ce film», expliquait hier Christian Larouche, conscient que ce film s'est retrouvé au coeur de ses problèmes financiers avec Christal, l'année dernière.

Marché étranger

Il rappelle également que les critiques au Québec ont été «assassines envers <Cadavres, ce qui n'a pas aidé la cause du film.»

Christian Larouche est très conscient que le box-office est très dur pour les films québécois, qui reçoivent un succès mitigé.

«La lutte est sans merci, on se bat contre les géants américains chaque semaine et il faut vite performer si on ne veut pas être oubliés. C'est pourquoi, comme distributeur et producteur, il faut se tourner vers le marché étranger.»

Il s'attendait à ce que Cadavres obtienne au moins des recettes d'un demimillion de dollars. «C'est décevant, mais dans notre industrie, il faut avancer et continuer malgré les embûches», ajoute Christian Larouche sur un ton réaliste et déterminé.

L'auteur

On sait que Cadavres est l'adaptation au cinéma du roman de François Barcelo. Or, Érik Canuel est fier de dire que l'auteur s'est dit fort satisfait de ce qu'il a produit au grand écran.

«Il m'a écrit un beau mot et m'a envoyé copie d'un autre de ses romans. Il n'y a pas eu que des déceptions dans cette aventure», mentionne le réputé réalisateur, qui devait réaliser la prochaine série de Fabienne Larouche, Trauma, mais a dû décliner l'offre, étant donné ses autres projets de cinéma.

«Ce projet de télé m'aurait engagé pour plusieurs mois. Il aurait fallu que je tourne le dos au cinéma, donc j'ai dû dire non» , a confié Erik Canuel.

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