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© LE JOURNAL |
Rémi Bezançon (à droite) en compagnie de Marc-André Grondin. |
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LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE
Cinq questions à... Rémi Bezançon
par Maxime Demers
Le Journal de Montréal
25-10-2008 | 04h00
Cinq questions à Rémi Bezançon,
réalisateur du film
Le Premier jour
du reste de ta vie.
Q: Le film raconte l’histoire d’une famille à
travers une journée importante de la vie
de chacun de ses cinq membres. Cette
famille est-elle inspirée de la vôtre?
R: Oui, mais pas tant que cela. Ce sont
plus des petits détails qui m’ont inspiré.
Aucun membre de ma famille ne s’est
reconnu en voyant le film, d’ailleurs. J’ai
deux grands frères et une petite soeur,
alors forcément, c’est un schéma familial
qui ressemble. Il y a donc des influences,
mais ce sont des détails.
L’idée de départ, c’était plutôt de faire
une saga familiale à travers cinq journées
déterminantes dans la vie de chacun des
cinq membres de la famille. Il y a des trucs
qui me paraissaient importants, comme le
départ du fils aîné dans la mesure où c’est
le début de la déconstruction familiale.
Quand il y en a un qui part, tout change.
Ça, c’était important. Ensuite, c’est la
petite soeur qui perd son innocence, un
premier amour, et ainsi de suite.
Q: Chacune des cinq journées relatées
dans le film a sa propre facture visuelle,
comme s’il s’agissait de cinq courts
métrages différents…
R: C’était ma volonté dès le départ. C’est
un choix artistique qu’on ne perçoit pas
nécessairement en voyant le film, mais je
crois que l’inconscient le reçoit. Je voulais
vraiment nous amener dans la tête de
chaque personnage. C’est un choix de mise
en scène de traiter différemment chaque
journée.
Q: Y a-t-il un personnage qui vous
ressemble plus qu’un autre?
R: Je crois que j’ai un peu de tous les
personnages. Comme le personnage de
Marc-André, par exemple, il y a un peu de
lui à une époque de ma vie. On a tous été à
un moment donné un peu perdus. En
même temps, je peux aussi être ambitieux
comme le fils aîné. Alors, il y a un peu de
moi dans chacun des trois enfants.
Q: Comment avez-vous découvert
Marc-André Grondin?
R : Le directeur de casting m’a tout simplement
dit qu’il avait trouvé un acteur
qui correspondait à ce qu’on cherchait.
J’ai regardé C.R.A.Z.Y. et j’ai beaucoup
aimé. Mais comme c’était au départ
pour le rôle du grand frère et qu’il était
trop jeune, ça n’a pas marché. On a alors
regardé pour un autre rôle parce qu’on
voulait vraiment travailler avec lui.
Et entre-temps, coup de chance, le rôle du
plus jeune frère s’est libéré. On l’a aussitôt
offert à Marc-André.
Q: Avez-vous eu quelques inquiétudes
par rapport à son accent étant donné
qu’il joue un Français dans le film?
R: Un peu, au début. Mais c’est une question
de confiance et je faisais confiance à
Marc-André. En fait, ce sont mes producteurs
qui m’ont fait peur. Après le premier
jour de tournage, il y en a un qui m’a appelé
pour me dire qu’il venait de regarder les
rushs et qu’il percevait un petit accent
chez Marc-André. À partir de ce moment,
on a été très attentifs. Mon ingénieur de
son m’a rassuré en me disant que s’il y
avait un truc, il me le dirait. Et finalement,
tout a très bien été.