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Michelle Allen | La ligne brisée - La boxe en toile de fond
© Photo Benoît Pelosse, Le Journal de Montréal
La Ligne brisée est le premier scénario pour le grand écran de Michelle Allen, auteure des séries télé Le 7e Round, Diva et Au nom de la loi.

MICHELLE ALLEN | LA LIGNE BRISÉE

La boxe en toile de fond

Maxime Demers
Le Journal de Montréal
16-02-2008 | 05h00
Michelle Allen le répétera à plusieurs reprises pendant l’entrevue: La Ligne brisée, son premier long métrage pour le grand écran, qui sort en salle le 7 mars, n’est pas un film sur la boxe. « C’est une histoire d’amitié avec comme toile de fond le monde de la boxe», souligne la scénariste.

La nuance est importante. L’auteure veut ainsi éviter les comparaisons avec Le 7e Round, série télé sur la boxe qu’elle a écrite presque en même temps que La Ligne brisée et qui a récolté l’an passé de très faibles cotes d’écoute lors de sa diffusion, sur les ondes de Radio-Canada.

«C’est vrai que les deux (Le 7e Round et La Ligne brisée) se sont construits ensemble, mais ce sont deux oeuvres totalement différentes», prévient Michelle Allen, qui on doit aussi les séries Diva, Tribu.com, Au nom de la loi et Destinées.

«Le 7e Round était plus axé sur la mécanique du monde de la boxe, alors que La Ligne brisée, c’est une histoire d’amitié et de pardon qui se déroule dans le monde de la boxe.»

Réalisée par Louis Choquette (Temps Dur, 2 Frères), La Ligne brisée relate le parcours de deux amis boxeurs professionnels, Sébastien Messier (David Boutin) et Danny Demers (Guillaume Lemay-Thivierge).

Le premier est très doué, mais il manque de sérieux, alors que le second est un peu moins talentueux, mais, en revanche, très travaillant.

Un événement dramatique les séparera pendant quelques années, mais les deux amis ennemis se retrouveront un jour sur le ring pour un match ultime où se jouera beaucoup plus qu’un simple titre.

«Je me suis d’abord intéressée au phénomène de la boxe, explique Allen. Je trouvais que c’était un sport peu connu, écarté et sur lequel il y a beaucoup de préjugés.

J’aime ça, aller dans des lieux pas trop connus pour découvrir quelque chose de nouveau. La boxe était fascinante pour moi parce que c’est un monde d’hommes et parce que c’est très underground.

«Puis, l’idée de l’amitié m’est venue en tête plus tard. Cette histoire de deux amis boxeurs avait pour moi des résonances avec les parcours d’Éric Lucas et Stéphane Ouellet. Il y a eu Ouellet, le gars très doué qui a eu une carrière qui démarré sur les chapeaux de roues, mais qui s’est écroulée, et il y a eu Lucas, le gars moins doué qui monté en travaillant fort.

«Cela dit, l’histoire racontée dans le film est purement fictive et n’a aucun lien avec Lucas et Ouellet.»

DRAMATIQUE

Mine de rien, La Ligne brisée est le premier film de fiction québécois se déroulant dans le milieu de la boxe. Mais chez nos voisins du Sud, les précédents ne manquent pas (Raging Bull, Rocky, Cinderella Man et ainsi de suite).

«Il paraît que c’est le sport le plus filmé et ce n’est pas pour rien, lance Michelle Allen. C’est un sport hautement dramatique. C’est un contre un. Et tout ce que t’as comme protection, ce sont des gants et un jackstrap. Tu ne peux pas tricher. Tu risques tout. La moindre erreur, et tu peux te retrouver au tapis.

«C’est aussi un sport d’hommes solitaires avec peu de mots et peu de moyens et ça, ça m’intéressait.»

Après une série télé et un film, Michelle Allen est-elle devenue une experte en boxe?

«Ce qui est sûr, c’est que j’aime maintenant la boxe! dit-elle en rigolant. Je comprends aussi plus ce qui se passe sur le ring et en dehors du ring. Mais même si depuis cinq ans, j’ai vu tous les importants combats qui ont eu lieu ici ou sur la scène internationale, je ne peux même pas dire que je suis devenue une pro dans l’analyse de la rapidité des coups et de la technique. C’est un sport tellement complexe que j’en apprends encore chaque fois que je vais voir un match avec Yvon Michel (qui a servi de consultant pour le film).»

La Ligne brisée sort en salle le 7 mars.

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