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Histoire de jouets 3 - Branle-bas de jouets
© Buena Vista
Histoire de jouets 3.

HISTOIRE DE JOUETS 3

Branle-bas de jouets

Isabelle Hontebeyrie
19-06-2010 | 04h00

Histoire de jouets 3 arrivera sur tous les écrans de la province le 18 juin. Voici, en primeur, un avant-goût de ce qu'on verra...en 3D.

Dans Histoire de jouets 3, on retrouve les personnages célèbres des deux premiers volets de ces aventures peu ordinaires.

Mais le jeune Andy a grandi et s’apprête à partir à l’université. Sous la pression de sa mère, il doit faire du ménage et Woody, Buzz et les autres jouets se retrouvent donc dans une garderie. Au secours! Arriveront-ils à retrouver le chemin de la maison?

SUCCÈS PEU COMMUN

Le premier Histoire de jouets est arrivé sur les écrans des cinémas il y déjà 15 ans! Avec ses 77 minutes d’animation, ses 1 561 plans et ses 76 personnages dessinés puis animés par ordinateur, le film est devenu à l’époque le long-métrage le plus rentable de l’année (362 millions de dollars de revenus au box-office mondial) et a reçu trois nominations aux Oscars.

En 1999, les studios Pixar ont répété l’exploit avec Histoire de jouets 2 qui a connu encore plus de succès que son prédécesseur.

Avec des recettes totales de 486 millions de dollars, une nomination aux Oscars et deux aux Golden Globes, le film d’animation devient un classique.

Ensuite, en octobre dernier, Disney (qui a acheté Pixar en 2006) décide de convertir les deux films en 3D et de les ressortir en salle afin d’allécher les fans.

Ce n’est donc pas un hasard si les studios ont décidé de confier le mandat d’Histoire de jouets 3 à la même équipe qui avait travaillé aux deux premiers épisodes des aventures de Woody et de Buzz.

Selon John Lasseter, réalisateur d’Histoire de jouets 1 et 2 et producteur exécutif du troisième, «le secret de ces longs-métrages est qu’il n’y a aucune répétition, ni dans le scénario, ni dans les émotions générées. Nous tentons de créer quelque chose de complètement différent chaque fois, tout en utilisant les mêmes personnages et le même univers. De fait, nous générons des émotions radicalement différentes. Une fois que les jouets prennent vie, ils deviennent des adultes avec des préoccupations d’adultes et tout le monde peut s’identifier à eux.»

TOM HANKS ET TIM ALLEN DE RETOUR

L’équipe derrière la caméra n’est pas la seule à avoir renoué avec Histoire de jouets. Les acteurs américains qui doublent les personnages en version originale ont aussi repris du service.

C’est ainsi qu’on retrouve notamment Tom Hanks en cowboy Woody et Tim Allen en Buzz Lightyear.

Du célèbre Woody, jouet préféré d’Andy, Tom Hanks déclare, lors de la présentation du film : «Woody est un passionné qui se jette dans l’action; il donne son 100% et c’est ce que j’aime chez lui.»

Le comédien, qui affirme que le long-métrage tire une larme et est rempli d’émotion— dit aussi adorer «l’évolution de la relation entre Woody et Buzz. Au début, ils étaient des adversaires acharnés, puis,avec le temps, ils ont appris à se respecter et à accepter leurs forces et leurs faiblesses.»

Pour sa part, Tim Allen n’a pas hésité à reprendre son personnage de Buzz Lightyear. « Même si j’avais lu le scénario en entier et que je connaissais la fin, je n’ai pu m’empêcher d’être complètement pris par l’histoire [pendant le doublage]. Je sais que le public aura la même réaction que moi.»

Levant un peu le voile sur le secret de ce qui attend les cinéphiles, l’acteur ajoute : «Le film comprend des séquences d’action assez impressionnantes. De plus, c’est une histoire sur les amitiés et le fait de vouloir rester ensemble. J’aime beaucoup le fait que la fin soit, au fond, un nouveau départ. On réalise qu’une porte se ferme, mais qu’une autre s’ouvre en même temps. C’est très très émouvant.»

Une pléthore de nouveaux personnages déboule dans Histoire de jouets 3. Un robot qui craque des étincelles, un monstre de pierres, trois adorables petits pois, un téléphone parlant et une poupée de chiffon ne sont que quelques-unes des nouvelles créatures qui peuplent cet univers imaginaire.

WHOOPI GOLDBERG ARRIVE EN VILLE

C’est ainsi que Whoopi Goldberg prête sa voix à Flex, une redoutable pieuvre mauve. Quant à Timothy Dalton, l’ancien interprète de James Bond, il se transforme en M. Labrosse, un drôle de petit hérisson!

«J’ai adoré ma participation au film. Ce qui est génial de l’animation, c’est que tout y est émotion d’une manière qu’il serait impossible de rendre dans un "vrai" film avec de "vrais" acteurs. En animation, on peut directement toucher le coeur du public.»

Les équipes techniques et créatives d’Histoire de jouets 3 ont eu une difficulté de taille dès le début du projet.

Elles devaient intégrer le plus en douceur possible les dernières nouveautés technologiques, sans pour autant déformer l’univers auquel sont habitués les fans.

Ainsi que le révèle le réalisateur Lee Unkrich : «Il fallait faire très attention que les expressions et les mouvements des personnages ne soient pas trop sophistiqués. Nous avons été obligés de travailler avec les mêmes limites technologiques que celles qui existaient à l’époque.»

Le cinéaste rappelle d’ailleurs que depuis Ratatouille, les équipes d’animateurs de Pixar ont à leur disposition des outils qui permettent de rendre les personnages extrêmement humains, piège dans lequel ils ne pouvaient tomber pour Woody et Buzz par exemple.

C’est pourquoi Lee Unkrich a décidé de mettre en place de nombreux contrôles afin de «s’assurer que tous les personnages étaient tels que par le passé.»

Mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de nouveautés dans Histoire de jouets 3, bien au contraire.

L’un des premiers défis auxquels a été confrontée l’équipe a été de rendre les animaux en peluche.

Bob Pauley, qui s’est occupé de la conception visuelle, raconte : «Nous avons effectué d’importantes recherches. Nous nous sommes penchés sur la texture même d’un jouet en peluche, de la manière dont il bouge et dont il se plisse. Nous avons aussi demandé à l’équipe d’amener ses vieux toutous en studio, de manière que nous puissions étudier les marques d’usure.»

Bob Pauley, qui avait créé le personnage de Buzz Lightyear il y a 15 ans, dit aussi avoir fait travailler son équipe d’arrache-pied.

«Nous avons accompli un travail gigantesque, dit-il, cachant mal son sourire. Nous avons visité de nombreux magasins de jouets et plusieurs garderies. De plus, nous sommes même allés au pénitencier d’Alcatraz pour voir à quoi ressemblait un univers carcéral.»

La visite d’une décharge s’est avérée moins agréable, mais elle était nécessaire «pour obtenir des références visuelles pour la fin d’Histoire de jouets.»

Bob Pauley n’en dira pas plus, laissant le suspense entier...

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