FILMS ANGLOPHONESLes 10 films de l'année31-12-2009 | 04h00
À la mi-décembre, les ventes aux guichets avaient grimpé de 8% par rapport à 2008, alors que l’assistance avait augmenté de 4,5%. Mais, petit problème: pendant que les ventes de billets montaient, la qualité des films, elle, diminuait. Preuve à l’appui: Transformers: La revanche. Cette pacotille bien ficelée a été championne en 2009 jusqu’à ce qu’Avatar prenne l’affiche à la mi-décembre.
À CONSULTER
Bingham reste littéralement au-dessus de la mêlée - se sentant chez lui seulement en avion, au-delà des contingences de la réalité quotidienne. Vous vouliez aussi chercher refuge dans les cieux bleutés? Voici Carl, le protagoniste de 78 ans de l’éblouissant film de Pixar, Up (Là-Haut) (no 2), qui s’envole de terre dans sa maison attachée à des milliers de ballons, espérant fuir les vicissitudes de sa vie.
RÉALITÉSImpossible, bien sûr, d’échapper à certaines réalités, bien qu’elles soient traumatisantes. Dans le film pétrifiant The Hurt Locker (Démineur) (no 3), le technicien de déminage d’élite lutte contre sa dépendance psychologique à la guerre. Et dans le documentaire de Louie Psihoyos, The Cove (no 4), l’ancien entraîneur Richard O’Barry cherche le salut en se joignant à un groupe de militants environnementaux au cours d’un raid audacieux sur un village japonais, qui procède chaque année à un bain de sang en massacrant des dauphins. Même les meilleurs films de genre de l’année avaient des thématiques sombres. Inspirant une crainte respectueuse et baignant dans un sentimentalisme de feuilleton, l’Avatar de James Cameron (no 6) imagine un avenir dans lequel l’humanité, qui a été détruite sur sa propre planète, cherche maintenant à anéantir un paradis extraterrestre.
OPTIMISMEDe la même façon, District 9 de Neill Blomkamp (no 5) se déroule dans un présent alternatif - au cours duquel les extraterrestres se sont écrasés sur Terre - qui reflète notre barbarie planétaire et notre xénophobie historique. Sur une note décidément plus optimiste, sans chercher à rappeler l’Histoire, mais plutôt à la réécrire, Quentin Tarantino nous a offert le film tout droit sorti des Enfers, Le Commando des bâtards (no 9). Une autre bande de frères a interprété les rôles principaux dans la cruelle mais hilarante comédie, The Hangover (Lendemain de veille) (no 7). Le charmant film de Marc Webb, (500) jours ensemble, était tout aussi drôle, sinon plus joyeux. Enfin, à propos de choses charmantes, nous avons eu en 2009 la remarquable performance de Carey Mulligan, qui interprétait une adolescente désireuse d’échapper à sa vie de classe moyenne dans l’époque londonienne pré-Beatles des années 1960, dans le film Une éducation de Lone Scherfig. À la fin, celle-ci découvre que l’avenir lui appartient. Ce sera la même chose pour Mulligan, j’imagine.
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