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Les 3 P'tits Cochons - Conteur d'histoires
Photo: Hugo-Sébastien Aubert - Le Journal de Montréal
Claude Legault, Patrick Huard, Paul Doucet et Guillaume Lemay-Thivierge: les quatre hommes derrière Les 3 P’tits Cochons.

LES 3 P'TITS COCHONS

Conteur d'histoires

Bruno Lapointe
Le Journal de Montréal
04-08-2007 | 05h17
Humoriste, acteur, producteur, scénariste et,maintenant, réalisateur: Patrick Huard multiplie les titres. Son passage derrière la caméra pour Les 3 P’tits Cochons n’a pas fait l’unanimité dans le milieu artistique, à la grande déception du principal intéressé. «Il faut toujours donner la chance au coureur», souligne-t-il.

«J’ai toujours pensé que les artistes devaient se battre pour la liberté d’expression, que ce soit la leur ou celle de leurs pairs. Condamner le fait que je réalise mon premier film va à l’encontre de l’essence même de notre métier», affirme Patrick Huard.

À trente-huit ans, il s’agit pour lui de l’aboutissement d’un rêve qu’il caresse depuis déjà longtemps. Patrick Huard compte bien sonder le pouls du public face au résultat, pour ensuite ajuster son tir... et sa carrière.

«C’est un défi que je me lance. Si le résultat n’est pas bon, vous pouvez être sûrs que ce sera le dernier. Comptez sur moi, les institutions financières ne feront pas deux fois un chèque à quelqu’un qui n’est pas bon», lance-t-il dans un éclat de rire.

La nervosité de l'appréhension

Alors que ses 3 P’tits Cochons prendront l’affiche vendredi, le nouveau réalisateur se sent tout de même anxieux sinon impatient d’entendre la réaction du public, ainsi que celle de ses pairs.

«C’est très intimidant de présenter mon premier film, surtout à mes amis réalisateurs. Je n’ai pas la prétention d’essayer de leur apprendre des choses», raconte-t-il.

Avant de s’attaquer à son premier long-métrage, Patrick Huard a fait ses armes en réalisant trois vidéoclips, puis un documentaire sur le service à la clientèle pour le Canal D. Le cinéma allait ensuite apparaître comme la suite logique des choses.

Il a appréhendé ce nouveau défi de la même manière qu’il a abordé le métier d’acteur lors de ses débuts au grand écran.

«Dans le temps, j’avais eu des offres de premiers rôles, mais je les ai refusés en attendant les seconds rôles qui allaient me permettre de me familiariser avec le cinéma. Après avoir réalisé de plus petits projets, je me sentais prêt pour un premier long-métrage», explique Patrick Huard.

L'ambition du défi

Ce défi de taille qu’il s’est lui-même lancé reflète bien l’ambition qui l’habite.

«Le confort est une chose qui ne me rend pas très confiant. En tant que public, je n’aime pas voir un artiste qui ne prend pas de risques. Il faut faire comme des joueurs compulsifs, toujours miser tout ce qu’on a jusqu’à ce qu’on perde tout. Ensuite, on repart à zéro et on recommence», explique Patrick Huard.

Selon lui, les tâches d’un réalisateur ne sont pas totalement différentes de ce qu’il faisait sur scène, alors qu’il concentrait ses énergies à sa carrière d’humoriste.

«Je suis d’abord et avant tout un conteur d’histoires. Je n’ai aucune autre prétention. C’est aussi pour cette raison que j’ai choisi Les 3 P’tits Cochons pour mon premier film. Les relations homme-femme constituent un thème que j’ai souvent abordé dans mes spectacles. Alors je me sentais à l’aise de mettre cela en images», explique Patrick Huard.

  • Les 3 P’tits Cochons prennent l’affiche vendredi le 10 août sur 105 écrans.
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