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Les invasions cannoises - Une vitrine incroyable
© Photo Journal de Montréal.
Denys Arcand et Marc Labrèche sur le plateau de tournage de L'Âge des ténèbres.

LES INVASIONS CANNOISES

Une vitrine incroyable

Maxime Demers
Le Journal de Montréal
26-05-2007 | 07h49
«Une visibilité internationale inouïe»…Voilà ce qu’apporte la présentation d’un film en clôture du Festival de Cannes, selon la productrice de L’Âge des ténèbres, Denise Robert.

Demain soir, toutes les caméras du monde seront en effet tournées vers la traditionnelle cérémonie de clôture du Festival de Cannes, qui en est à sa 60e tenue.

Au programmede la soirée, la très attendue remise de prix, dont bien sûr l’incontournable Palme d’or, mais aussi la présentation de L’Âge des ténèbres, de Denys Arcand, en présence de plusieurs acteurs du film (Marc Labrèche, Diane Kruger, Emma de Caunes, Thierry Ardisson, Sylvie Léonard, Didier Lucien, Macha Grenon et André Robitaille, entre autres).

«C’est une vitrine incroyable, et ce, dans le monde entier», observe Denise Robert, productrice du film et épouse d’Arcand.

«Thierry Ardisson et Diane Kruger sont de très grandes stars en France. Leur présence sur les marches du Palais des Festivals va attirer tous les photographes. Comme c’est la clôture, il va aussi y avoir plein d’autres vedettes françaises et internationales sur le tapis rouge. Et Denys est un cinéaste très aimé en France. Les gens ici ont très hâte de voir le film.»

Il y a aussi le prestige, et puis les ventes à l’étranger. La présentation d’un film à Cannes – et en clôture en plus – attire forcément les acheteurs de partout dans le monde.

«Même si le film n’est pas en compétition pour la Palme d’or, le fait qu’il soit en sélection officielle lui apporte un certain prestige et un buzz qui lui permet dès le départ d’attirer l’attention des acheteurs. Juste après l’annonce que le film serait présenté lors de la soirée de clôture, on a reçu plein d’appels et de courriels de gens qui voulaient le voir ou en voir des extraits.»

Longue association

Ce sera la seconde fois que Denys Arcand, un habitué de Cannes, présente un de ses films en clôture du prestigieux festival.

La première fois, c’était avec Stardom, en 2000. Depuis, il est retourné en compétition officielle en 2003 pour Les Invasions barbares (il a alors gagné le prix du meilleur scénario). Et avant Stardom, le cinéaste québécois y était allé à trois reprises, soit pour Jésus de Montréal, Le Déclin de l’empire américain et Réjeanne Padovani.

«Les gens à Cannes suivent la carrière de Denys depuis très longtemps, indique Denise Robert. C’est ça, un gros festival comme Cannes ou Venise. Ils lancent la carrière de plusieurs cinéastes et s’intéressent ensuite à chaque nouveau film qu’ils font.

«Regardez Steven Soderbergh. Il a gagné la Palme d’or en 1989 pour Sex, Lies and Videotape et, depuis, il est souvent retourné à Cannes (il y était d’ailleurs il y a deux jours, pour Ocean’s Thirteen). Cannes lui a permis de lancer sa carrière et il est resté fidèle au festival. C’est la même chose pour Denys.

«Gilles Jacob (président du festival) est un homme très respectueux des cinéastes. Et les cinéastes le savent et le lui rendent bien. Il n’y a que lui qui eût pu réunir comme il l’a fait plus de trente des meilleurs réalisateurs du monde pour qu’ils fassent chacun un court métrage pour le 60e anniversaire du festival.»

Si Cannes aime Denys Arcand et qu’Arcand apprécie lui aussi l’organisation du festival, il y a quand même au moins une caractéristique de la Croisette qui irrite le cinéaste: les tapis rouges.

«Denys n’aime pas vraiment les tapis rouges, admet Denise Robert. Ça le rend nerveux, ça le stresse. À 40 ans, ça ne le dérangeait pas trop, il les courait tous. Mais là, à 66 ans, ce n’est plus sa tasse de thé. Il préfère être seul dans son coin. C’est sûr qu’il est content que son film soit présenté, mais il n’aime pas trop ce genre de mondanités et d’attention médiatique.»

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