Isabelle Hontebeyrie
Agence QMI

Logan: un Wolverine presque comme les autres

Isabelle Hontebeyrie

Étrangement, ce dernier long métrage dédié au superhéros Wolverine incarné par Hugh Jackman n'a rien d'exceptionnel.

On s'attendait à ce que James Mangold, le réalisateur, y aille d'un hommage appuyé au mutant aux griffes de métal afin de souligner les 17 ans passés, par le public, en sa compagnie cinématographique. Car Hugh Jackman l'a bien dit et redit, Logan est son dernier film de X-Men, il a décidé de remiser le personnage qui l'a rendu célèbre.

Le scénario de départ, œuvre de Scott Frank et James Mangold sur une idée de Hugh Jackman lui-même, présente un Logan (Hugh Jackman) plus vieux, malade de l'adamantite qui coule dans ses veines (l'histoire est un dérivé d'une bande dessinée). Désormais chauffeur, il accumule les courses et cache Charles Xavier (Patrick Stewart), malade, sénile, après un incident qui n'est pas développé.

Car nous sommes en 2029 et les mutants semblent une espèce en voie de disparition, aucun petit n'est né depuis des années. Un jour, une femme vient demander l'aide de Logan afin qu'il permette à la jeune Laura (Dafne Keen) d'échapper à ses poursuivants. La fillette s'avère être la fille de Logan, conçue en laboratoire pour des motifs qui seront expliqués au cours du long métrage de 140 minutes.

Logan, Charles et Caliban (Stephen Merchant), un mutant qui aide Logan à s'occuper du Professeur X, se retrouvent donc, eux aussi, traqués par Donald Pierce (Boyd Holbrook) dès que Laura est sous leur protection.

C'est volontairement que le cinéaste, qui avait signé Le Wolverine (2013), a choisi de rendre les scènes de combat plus violentes. Coups de griffes dans les crânes, cascades impressionnantes de la part de la jeune actrice, arrivées en force de l'équipe de tueurs de Pierce, rien ne manque à l'action filmée nerveusement par James Mangold. Certains rebondissements, par contre, manquent un peu de polissage, Logan n'ayant d'autres missions que de mener Laura à bon port, c'est-à-dire à la remettre entre les mains d'autres jeunes mutants (les acteurs choisis jouent d'ailleurs bien mal) qui veulent passer la frontière canadienne.

Autre trou béant, l'absence de sorte d'hommage et de moments d'émotion bien sentis (on pense, par exemple, à ce que J.J. Abrams avait fait pour son premier Star Trek avec Leonard Nimoy). Ici, ni Wolverine, ni Charles Xavier ne bénéficient de scènes qui nouent la gorge et on a l'impression que le mutant le plus iconique n'a, dans Logan, que des aventures anecdotiques. Et sans ces moments, le fan reste sur sa faim.

Note: 3 sur 5



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