Isabelle Hontebeyrie
Agence QMI

M:I - 5: Tom Cruise, le James Bond américain

Isabelle Hontebeyrie

Mission: Impossible – La nation rogue est tout aussi impressionnant que son prédécesseur, Mission: Impossible – Protocole fantôme.

Mission: Impossible – La nation rogue s’ouvre sur la scène – abondamment relayée par les médias, Tom Cruise y effectuant lui-même l’impressionnante cascade – du décollage d’un avion de transport avec l’agent Ethan Hunt accroché à l’une des portes.

Après une telle ouverture, le scénariste et réalisateur Christopher McQuarrie (Un jour sans lendemain) parvient – aidé par un Tom Cruise en pleine forme – à tenir ce rythme d’enfer pendant pas moins de 131 minutes.

Car Ethan Hawke est dans l’eau chaude. Après avoir récupéré les armes chimiques contenues dans l’avion, une commission du gouvernement américain commence à se pencher sur les activités du groupe des missions impossibles (IMF), accusé de manque de transparence. Du coup, William Brandt (Jeremy Renner) se voit obligé de subir les attaques de Hunley (Alec Baldwin), nouveau chef de la CIA, qui ne cache pas son désir de rapatrier les agents dans son giron, tout en dissolvant l’IMF. Le gros hic, c’est que ce cargo d’armes a mis Ethan sur la piste du Syndicat, une organisation clandestine qui veut sa mort.

Après avoir été capturé par le Syndicat, notre héros parvient à s’échapper grâce à l’aide d’Ilsa Faust (Rebecca Ferguson, actrice suédoise nommée aux Golden Globes pour la qualité de sa prestation dans la série The White Queen diffusée par la BBC), une agente pas très nette, dont les allégeances changent constamment. Déclaré dangereux par la CIA, Ethan ne peut plus compter sur le soutien de l’IMF, mais parvient néanmoins à faire venir Benji Dunn (Simon Pegg) à Vienne, en Autriche, où un assassinat se prépare.

Sans trop dévoiler d’éléments de l’intrigue (ce serait vous gâcher des moments forts et clés du long métrage), la suite de l’enquête d’Ethan Hunt, de Benji Dunn, de William Brandt et de Luther Stickell (Ving Rhames) les mènera à Casablanca, au Maroc, et à Londres, en Angleterre, sur les traces de Solomon Lane (Sean Harris), le chef du Syndicat.

Mission: Impossible – La nation rogue ne manque pas de faire penser à un film de James Bond, à ceci près que les cascades sont parfaitement crédibles. Si Ethan Hunt s’en tire – parfois de justesse –, c’est à son incroyable forme physique et à ses réflexes de tueur qu’il le doit, pas à des effets spéciaux. Comme dans le cas de l’espion créé par Ian Flemming, celui d’abord décliné en série télévisée, imaginé par Bruce Geller, vit dans un monde fait de tromperies, de supercheries et d’illusions, état de fait accentué par les gadgets typiques de l’IMF (dont les masques, eh oui, il y en a deux cette fois-ci).

Les quatre (l’avion, l’opéra de Vienne, l’endroit sous-marin et la poursuite en voitures/motos) importantes scènes d’action sont parfaitement chorégraphiées par l’équipe embauchée par le réalisateur Christopher McQuarrie; une note spéciale pour celle de l’opéra de Vienne, mise en musique aux sons de Turandot de Puccini, que j’ai particulièrement appréciée.

En cet été de productions inégales, Mission: Impossible – La nation rogue s’impose donc comme l’une des valeurs sûres – très sûres – qu’il ne faut pas rater sur grand écran… en attendant le sixième opus, Tom Cruise étant décidément encore largement à la hauteur!

Note: 4 sur 5

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En production: «Mission: Impossible - La nation Rogue»

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