Isabelle Hontebeyrie
Agence QMI

L'homme du président

 Assaut sur la Maison-Blanche - L'homme du président

Isabelle Hontebeyrie

Dernière mise à jour: 18-03-2013 | 12h28

Gerard Butler, Aaron Eckhart et Morgan Freeman ne reculent devant rien pour lutter contre de méchants terroristes dans le film Assaut sur la Maison-Blanche.

En 2013, l’ennemi n’est plus djihadiste, mais nord-coréen. Un redoutable commando parvient à s’emparer de la Maison-Blanche, à enlever Benjamin Asher (Aaron Eckhart), le président américain, et à faire chanter l’administration du pays le plus puissant au monde!

Tout commence (et j’avoue que le début du film est extrêmement impressionnant) à Noël : le président et la première dame (Ashley Judd) s’apprêtent à se rendre à une soirée. Il neige, les routes sont extrêmement glissantes, et malgré les précautions du chef des services secrets, Mike Banning (Gerard Butler), l’impensable se produit : la voiture présidentielle dérape et la première dame est tuée.

Dix-huit mois plus tard, Mike Banning occupe un poste au ministère des Finances, le président voulant éviter tout souvenir de cette nuit tragique. Connor (Finley Jacobsen), ne se remet pas de la mort de sa mère tandis que Benjamin Asher, pris dans ses obligations de chef d’État, s’apprête à accueillir une délégation sud-coréenne dans le bureau ovale.

Rapidement, les choses se gâtent. Un avion survole la capitale américaine, obligeant les services secrets à mettre Benjamin Asher et son cabinet (on remarquera Melissa Leo) en sécurité dans le fameux bunker de la Maison-Blanche. Mais, les Coréens renversent la situation, désarment les gardes et prennent tout le monde en otage.

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À l’extérieur, Mike Banning, qui connaît la résidence du président comme sa poche, se précipite vers les lieux du drame pour tenter d’arrêter le carnage.

Réalisé par Antoine Fuqua (Les larmes du soleil), Assaut sur la Maison-Blanche mise uniquement sur l’action et le rythme échevelé de ce qui se déroule à l’écran. Explosions, morts, torture (relativement légère, je vous rassure), chantage, risques d’explosions nucléaires se succèdent à la vitesse grand V, à tel point qu’on ressort de ce film de 1 h 40 complètement essoufflé.

Et c’est tant mieux. Parce que si l’on prenait — ou que les scénaristes nous donnaient — le temps de se poser des questions, on s’apercevrait que presque rien ne tient la route. Ce n’est qu’après la projection que l’on réalise qu’il est impossible que les codes d’accès de Mike Banning fonctionnent encore 18 mois après son transfert, que le fils du président ne peut être «oublié» par les services secrets, qu’une exception ne serait jamais faite pour accueillir des Coréens dans le bunker ultrasecret et qu’un avion ne peut bombarder Washington D.C. sans se faire abattre.

Mais ce n’est pas grave. Malgré ses défauts et les multiples clichés — drapeau américain criblé de balles, Gerard Butler (mauvais choix, soi dit en passant, il n’a pas la stature d’un héros de film d’action) présenté comme un abruti aux gros muscles incapable d’appuyer sur les touches d’un ordinateur, le président montré en niais patriote, etc. —, on s’amuse comme des petits fous.

Assaut sur la Maison-Blanche est une superproduction typique de l’été : beaucoup d’action, des muscles, du patriotisme et pas de neurones. Mais ce n’est pas grave. Nous manquons tellement de soleil en ce moment qu’on embarque à cent à l’heure et qu’on passe un excellent moment.

 



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