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Le réveil des gardiens - Conte en 3D
Photo Paramount Pictures
Le réveil des gardiens
Cote de Canoë
3.5/5

LE RÉVEIL DES GARDIENS

Conte en 3D

Isabelle Hontebeyrie
24-11-2012 | 04h00

Le réveil des gardiens est ambitieux: le père Noël, le lapin de Pâques, le marchand de sable, la fée des dents et Jack Frost doivent sauver les rêves des enfants.

Qui aurait cru que les personnages magiques de notre enfance étaient, en fait, des espèces de héros, gardiens (d’où le titre du film) des rêves et des espoirs des petits?

C’est la proposition du film d’animation en 3D Le réveil des gardiens, doublé en version originale par Alec Baldwin, Hugh Jackman, Jude Law, Isla Fisher et Chris Pine.

Le résultat est surprenant en ce sens qu’il mélange les traditions les mieux établies avec des éléments éminemment modernes. Le résultat, un peu lourd et bancal, ne manque néanmoins pas de charme et rappelle les contes traditionnels de nos jeunes années.

Le style de dessin, tout d’abord, n’a rien de moderne et le réalisateur Peter Ramsey a privilégié les lignes et les angles aux rondeurs habituelles des films pour enfants. De plus, histoire de générer l’étonnement, le père Noël (Alec Baldwin) a un accent russe, le lapin de Pâques (Hugh Jackman) est australien et est armé de boomerangs et le bonhomme 7 heures ressemble un peu à Voldemort, chevaux cauchemardesques inclus.

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Le marchand de sable — muet, qui s’exprime en pictogrammes de poussière dorée... superbe! — ainsi que la fée des dents (Isla Fisher) sont, eux, des personnages empreints de la poésie typique des films d’animation du temps des Fêtes.

Jack Frost (Jude Law), récemment nommé gardien et personnage autour duquel l’histoire s’articule, ne se souvient plus de la manière dont il est devenu le faiseur de givre et de neige, sa quête de souvenirs générant une réflexion autour de l’amour d’autrui ainsi que de la reconnaissance qu’on espère tous.

Parce que Le réveil des gardiens est en 3D, les animateurs ne manquent jamais une occasion d’amuser les bambins avec des séquences en relief particulièrement réussies: quelques séances folles de glissades, des flocons de neige qui sortent de l’écran ou une visite de l’atelier du père Noël.

Les rires sont aussi au rendez-vous via une quantité de plaisanteries toutes solides, comme cette course entre tout le monde pour aider la fée des dents, les détails de la confection des œufs de Pâques ou encore la rivalité qui oppose le lapin à Jack Frost.

Je dois avouer que, si on reste collé à l’écran pendant 97 minutes, le mélange de tous ces genres opposés — modernité contre tradition, ambiance des Fêtes contre histoire très sombre, poésie contre humour déjanté — laisse une impression étrange, un sentiment de perplexité dont on n’arrive pas à se déprendre.

Oui, j’ai bien aimé et les nombreux enfants dans la salle ont apprécié. Mais Le réveil des gardiens n’est pas du tout pour les petits et je le conseille à partir de sept ou huit ans, tout dépendant en fait du degré de maturité de votre bambin. Ne vous attendez donc pas à un moment de délire, mais à un conte au fond sérieux et sombre avec Noël en toile de fond.