James Bond vieillit bien

007 Skyfall - James Bond vieillit bien

 

Jules Richer

Dernière mise à jour: 09-11-2012 | 07h49

MONTRÉAL – James Bond a vieilli, mais il a bien vieilli. 007 Skyfall, la 23e aventure du célèbre agent secret, prend l’affiche le 9 novembre et marque le 50e anniversaire de sa naissance au grand écran.

Au début du film, 007 risque le tout pour le tout une fois encore lorsqu’il se met à la chasse d’un mystérieux individu doté de capacités exceptionnelles. Il veut reprendre de ses mains une liste informatique contenant les coordonnées secrètes des principaux agents britanniques disséminés dans le monde. Mais, après une poursuite endiablée dans les rues d’Istanbul, en Turquie, et sur le toit d’un train en mouvement, l’impensable arrive : James Bond est abattu. Est-ce la fin de James?

C’est ainsi que 007 Skyfall démarre sur les chapeaux de route, dans une façon fidèle aux films de cette longue série. Le rythme par la suite ralentira pour donner l’occasion à 007 – une fois ses blessures du début du film guéries – d’effectuer un véritable retour aux sources, qui aboutira dans la maison de son enfance en Écosse pour le dénouement final.

Résultat : un peu moins de scènes d’action que dans la recette habituelle, mais plus de dialogues bien construits et remplis d’humour britannique. On se surprend à plusieurs occasions lors de la projection du film à rire de bon cœur. Rire pendant un James Bond? Oui, c’est possible et c’est tant mieux parce que, finalement, personne ne se prend trop au sérieux dans cette histoire.

 

Ce ton fait changement avec certains des James Bond précédents, comme 007 Quantum, où l’agent secret était habité d’une rage inquiétante. Mais le film n’est pas seulement teinté d’humour, il est aussi bien raconté. Le réalisateur Sam Mendes, à qui l’on doit Beauté américaine, Jarhead et Les noces rebelles, a charpenté un scénario solide qui coule aussi bien que du champagne versé dans un verre en cristal. On suit sans difficulté les dénouements du début à la fin. Et c’est bien comme ça, parce qu’on n’en demande pas plus à notre divertissant ami James Bond, qui est interprété ici pour une troisième fois par un Daniel Craig efficace.

Sam Mendes s’amuse à mettre en opposition le passé et le présent. Ainsi, quand 007 a besoin d’une voiture efficace pour sortir de Londres rapidement, il met la main sur une Aston Martin des années 60 équipée de tous les gadgets «jamesbondiens». On le voit alors filer dans les beaux paysages écossais accompagné de sa patronne, M, la directrice du MI6 (Judi Dench), dont la vie est menacée par un fou sanguinaire.

Comme le veut la recette éprouvée, le film met en scène un «méchant» suprême, qui, dans ce cas, a des comptes à régler avec les services secrets anglais. Le rôle a été confié à l’acteur espagnol Javier Bardem, qui livre une superbe interprétation. Il compose un personnage complexe et sombre ressemblant un peu au Joker dans Le chevalier noir, de Christopher Nolan.

À 50 ans, James Bond ne semble pas prêt encore à prendre sa retraite. Comme on dit, il a encore de belles années devant lui.

007 Skyfall prend l’affiche le 9 novembre.

 

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