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Les mots - Une bien bonne surprise
Photo courtoisie
Les mots
Cote de Canoë
3.5/5

LES MOTS

Une bien bonne surprise

Isabelle Hontebeyrie
07-09-2012 | 04h32

 MONTRÉAL – Avec son impressionnante distribution et son scénario bien ficelé, Les mots  s’impose vite comme un film qu’on ne regrette pas de voir.

Les mots, avec une ribambelle d’acteurs multigénérationnels qui va de Bradley Cooper à Jeremy Irons, en passant par Zoe Saldana, Olivia Wilde et Dennis Quaid, est une espèce de jeu de piste intello sur le véritable auteur d’un roman.

Tout commence avec Rory Jansen (Bradley Cooper qui donne, après Sans limites , un autre aperçu de son talent), auteur en devenir et en couple avec Dora (Zoe Saldana). S’il a aujourd’hui du succès après la publication de The Window Tears , il n’en a pas toujours été ainsi. Oui, il en a arraché, et son premier manuscrit avait été refusé malgré des commentaires très élogieux d’un éditeur.

Une sacoche miraculeuse dans laquelle traîne un manuscrit — celui de The Window Tears  justement — lui ouvre les portes du monde de la publication et du succès. Mais il ne s’agit pas de son histoire. C’est celle du vieux monsieur (Jeremy Irons), soldat américain basé en France pendant la Deuxième Guerre mondiale et qui y raconte, de manière romancée, son amour et ses malheurs.

Parallèlement, car trois histoires s’enchevêtrent ensemble, Clay Hammond (Dennis Quaid), romancier à succès, lit son livre, racontant l’histoire de Rory, à une assemblée venue l’écouter.

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De ces intrigues tissées à la manière d’une poupée gigogne (vous savez, ces poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres), naît une réflexion intelligente et originale sur le métier d’auteur et le plagiat, sujet à la mode s’il en est un.

Entièrement tourné à Montréal, Les mots  déconcertera un peu les cinéphiles qui, au lieu de New York ou de Paris, reconnaîtront leur ville à chaque plan de caméra. Passé ce petit étonnement, on plonge tête la première dans le long métrage présenté à la manière d’un casse-tête.

On ne peut qu’adresser des félicitations aux scénaristes et coréalisateurs Brian Klugman et Lee Sternthal pour avoir eu l’idée d’écrire cette histoire atypique, comme il ne s’en fait plus. On ne peut aussi que les féliciter de s’être entourés d’une excellente équipe qui, en plus des acteurs de calibre, comprend aussi Antonio Calvache, directeur photo doté d’un sens esthétique redoutable.

 Les mots  comporte également des défauts comme certaines ficelles un peu grosses, une fin ouverte et facile, ainsi qu’un personnage (celui d’Olivia Wilde) qui n’apporte rien à l’histoire. Au-delà de ces bémols, le film se visionne avec intérêt et laisse une impression durable.