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Dansez dans les rues 4 - Un spectacle enlevant
Photo courtoisie
Dansez dans les rues 4
Cote de Canoë
nd

DANSEZ DANS LES RUES 4

Un spectacle enlevant

Isabelle Hontebeyrie
27-07-2012 | 04h53

MONTRÉAL - Avant toute chose, laissez-moi vous prévenir que je n’accorderai aucune note à ce film. Pourquoi? Parce que les longs métrages de la franchise Dansez dans les rues  ne sont pas des films, il s’agit plutôt de spectacles de danse. Je n’avais d’ailleurs pas noté le précédent volet de la série pour la même raison.

Ceci dit, tous les amateurs de danse le diront: l’expérience Dansez dans les rues 4  vaut le déplacement, surtout en 3D! Le scénario - qui ne brille pas par son originalité - n’est qu’un prétexte à des numéros impressionnants devant lesquels on reste bouche bée.

Cette fois-ci, Sean Asa (Ryan Guzman), fils d’immigrés cubains, et Emily Anderson (Kathryn McCormick), fille d’un magnat de l’immobilier, tombent amoureux l’un de l’autre. Or, le quartier de Sean va être détruit pour faire place au dernier projet du père d’Emily.

Parallèlement, Sean est à la tête d’un groupe de danseurs qui organisent des rassemblements-éclair (« flash mobs ») dans les rues de Miami afin de remporter un concours sur YouTube. Évidemment, avec ce qui pend au nez des habitants du quartier, ces regroupements prendront une toute autre tournure.

À chaque nouveau volet, les producteurs, scénaristes et réalisateurs de Dansez dans les rues  trouvent le moyen d’innover et d’actualiser le concept du «film de danse». L’idée des rassemblements-éclair (« flash mobs ») est excellente, et le long métrage s’ouvre sur une de ces impressionnantes manifestations, alors que les danseurs bloquent l’artère principale de la ville de Miami.

À CONSULTER:
Les autres scènes de danse sont à la hauteur de la première, et même meilleures! Ma préférée demeure celle du musée, alors que les jeunes prennent la place d’œuvres d’art et s’animent dès les premières notes de musique, mais toutes les autres sont réussies.

Dans le troisième Dansez dans les rues , le réalisateur Jon Chu jouait avec les textures en 3D, et ses concepts qui impliquaient l’eau étaient exceptionnels. Scott Speer, le metteur en scène du quatrième volet de la populaire franchise, se concentre plutôt sur le côté artistique des prestations. On a donc droit à des éclairages et à des plans de caméra peu communs, à des jeux de profondeur parfaits pour le relief , à des effets de couleurs fascinants et à une recherche intéressante au niveau des costumes.

Le propos social de Dansez dans les rues 4  (dont le titre en version originale, Step Up Revolution , est plus frappant) ne peut pas passer inaperçu : lutter contre une compagnie en descendant dans la rue et en posant des actions marquantes. Mais le message principal de ce long métrage transcende l’actualité : l’art rassemble tout le monde, les jeunes, les vieux, les riches, les pauvres, les normaux, les étranges, etc.

L’art est universel et se partage, et c’est ce qu’on fait en allant voir Dansez dans les rues 4  sur grand écran et en 3D, une expérience que vous ne regretterez pas.