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Agence QMI
Collaborator - Prise d'otage à huis-clos
Photo courtoisie
Collaborator
Cote de Canoë
2/5

COLLABORATOR

Prise d'otage à huis-clos

Liz Braun
13-07-2012 | 04h29

Collaborator  est un drame au sujet d’un scénariste, qui, en plein déclin, arrive à renverser la vapeur.

Le film s’ouvre sur Robert (Martin Donovan, aussi le scénariste et réalisateur) qui entend son dernier scénario se faire démolir lors d’une émission de radio. L’animateur le ridiculise et compare Robert à sa femme, une photographe dont la carrière obtient beaucoup plus de succès.


Habile pour se trouver du travail, Robert quitte la côte est pour Los Angeles. Il s’installe chez sa vieille mère dans la maison où il a grandi. De l’autre côté de la rue, il remarque Gus (David Morse), un pauvre type qui vit encore chez sa mère. Depuis son séjour en prison, Gus passe ses journées à boire de la bière et à paresser dans la maison.


Robert visite l’actrice Emma Stiles (Olivia Williams) avec qui il collabore pour un scénario de film. Il y a manifestement une histoire d’amour inachevée entre les deux. De retour à la maison de sa mère, Robert accepte de rencontrer Emma une seconde fois. Mais juste au moment où il s’apprête à quitter, Gus se pointe chez lui

Comme à l’habitude, Gus est sous l’effet de l’alcool, et Robert s’inquiète – avec raison – lorsque des voitures de police s’arrêtent devant chez lui et que des agents de la paix armés encerclent la maison de Gus. Quand un policier arrive chez Robert pour évacuer la sienne, Gus prend Robert en otage avec un fusil.

À CONSULTER:

La suite est une longue conversation entre Robert et Gus sur l’écriture, le cinéma, la politique, le frère soldat de Robert et une foule d’autres sujets. Il règne une certaine tension, toutefois modérée par Robert qui tente de garder Gus calme, dans l’espoir de s’en sortir vivant.


Bien sûr, lorsque deux hommes se retrouvent dans une pièce entourée de policiers armés, les astres sont alignés pour faire naître un scénario et un jeu d’acteur de qualité. Mais le tout est tiré par les cheveux. On a surtout l’impression de regarder une pièce de théâtre, avec des personnages auxquels on ne s’attache pas et un décor claustrophobe. C’est une première réalisation pour Donovan. On voit le potentiel, mais ça ne fonctionne tout simplement pas.