JOURNAL DE TCHERNOBYLTourisme extrêmeLiz Braun 25-05-2012 | 13h45
Journal de Tchernobyl jouit de bonnes références: le producteur Oren Peli (Activité paranormale) a coécrit le scénario du film, dont l’une des vedettes est la plantureuse Olivia Dudley. Parce que les bustes généreux sont de mise, bien sûr, dans les films d’horreur. Cette histoire de mutants nucléaires manque un peu d’originalité, mais Journal de Tchernobyl montre tout de même plusieurs belles qualités. Les personnages ont du relief, les dialogues sont crédibles et la plupart du temps, l’action suit une logique cohérente. En faisant peur. Le film s’ouvre sur les péripéties de vacances européennes des principaux acteurs. Olivia Dudley, Devin Kelley et Jesse McCartney sont des Américains en visite sur le vieux continent, et Jonathan Sadowski est le frère de McCartney, qui habite maintenant à Kiev, en Ukraine. Les quatre décident de s’embarquer dans une aventure de tourisme extrême à Pripyat, la ville-dortoir qui abritait les ouvriers du réacteur nucléaire de Tchernobyl. Complètement évacuée en 48 heures après le désastre nucléaire de Tchernobyl, survenu en 1986, Pripyat est devenue un lieu désert, fantomatique. Fantomatique, mais peut-être pas si désert que ça. À CONSULTER:
Les quatre rencontrent deux autres touristes et le groupe de six se rend à Pripyat, accompagné d’un guide local (Dimitri Diatchenko). Sur place, on leur interdit l’accès aux lieux, mais ils trouvent néanmoins une façon de s’y introduire. Après une visite fascinante et un peu sinistre, la camionnette qui doit les ramener à la maison refuse de démarrer, et on sent que ça va mal tourner. Dès la tombée de la nuit, ils seront traqués. Pripyat est hantée par des meutes de chiens sauvages et des meutes de… difficile à dire. Les créateurs de Journal de Tchernobyl ont bien fait de ne pas trop s’approcher de leurs monstres. On sent leur présence, et cette menace imprécise fait bien plus peur que tout ce qu’une caméra pourrait nous montrer directement. |