FOLIES DE GRADUATION: LA RÉUNIONRetomber en adolescenceIsabelle Hontebeyrie 05-04-2012 | 10h01
Je ne suis pas de la génération Folies de graduation (American Pie), le premier long métrage de la franchise (avec La réunion, nous sommes rendus à huit films) étant sorti en 1999. Mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier l’humour salé et particulier des premier et deuxième volets (je me suis arrêtée là). Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit: Folies de graduation, y compris La réunion, n’a rien d’un grand film. Non, pas de démarche artistique, pas de prestation digne d’un prix, uniquement des situations graveleuses et de la comédie de potache dans toute sa splendeur. Le dernier bébé de la franchise culte respecte toutes les règles établies et mise sur la facilité, la bonne humeur, la détente et l’absence de réflexion. On sait à quoi s’attendre et on obtient exactement ce pour quoi on a mis le pied dans la salle de cinéma. Sans dévoiler de rebondissements (il y en a quelques-uns, même si l’ensemble est prévisible), sachez qu’on retrouve Jim (Jason Biggs) et Michelle (Alyson Hannigan), Kevin (Thomas Ian Nicholas), Vicky (Tara Reid), Oz (Chris Klein), Heather (Mira Suvari), Finch (Eddie Kay Thomas), Stifler (Seann William Scott), sa mère (Jennifer Coolidge) et le père de Jim (Eugene Levy). À CONSULTER:
La bande de joyeux lurons reprend contact pour une réunion de leur classe, 13 ans après leurs premières aventures. Sous l’impulsion de Stifler, ils décident alors de passer un week-end mémorable, semblable à ceux de leur jeunesse. Évidemment on a droit aux mêmes intrigues familières, Jim et Michelle ont un bébé et n’ont plus de temps pour eux, Kevin et Vicky se rappellent du bon vieux temps, Oz et Heather réalisent qu’ils sont faits l’un pour l’autre, Finch est égal à lui-même et la mère de Stifler et le père de Jim... eh bien... vous verrez ça en salle. Quelques gags s’égarent – comme il est désormais coutume dans la scatologie – d’autres sont très (trop?) faciles pour être vraiment drôles, mais les réalisateurs et scénaristes Jon Hurwitz et Hayden Schlossberg (pères de Harold et Kumar) ont suffisamment d’imagination et de respect de la franchise pour en livrer d’excellents ainsi que pour glisser d’innombrables clins d’œil qui font les délices des nostalgiques. Ah oui, et Stifler tient enfin sa revanche sur Finch! Quand je vous disais qu’on était en terrain familier... |
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