THE FLOWERS OF WARDe bon à rien à saveurLiz Braun 24-02-2012 | 04h00
The Flowers of War s'ouvre immédiatement après la chute de Nanking. Un groupe d'écolières chinoises fuit, dans la terreur la plus abjecte, devant la progression meurtrière des soldats japonais. Les filles courent chercher refuge à la cathédrale de Winchester, où elles étudient; également en route vers l'église, l'Américain John Miller (Christian Bale), un fossoyeur envoyé sur place pour y inhumer un prêtre local. Ensemble, les filles et lui progressent péniblement à travers les décombres de la ville, jusqu'à ce qu'ils trouvent la sécurité des murs de l'enceinte sacrée. D'emblée, John Miller est présenté comme un alcoolique doublé d'un opportuniste. L'homme et les écolières sont rapidement rejoints par une douzaine de prostituées chinoises cherchant également à se mettre à l'abri. La plus brillante de ces péripatéticiennes se nomme Yu Mo (Ni Ni); elle parle anglais et explique à Miller qu'il peut toutes les sauver. Les Japonais, dit-elle, ne toucheront pas à des Occidentaux. Miller semble avoir le béguin pour Yu Mo. Lorsque les Japonais pénètrent de force dans la cathédrale, à la recherche d'argent et de vierges à violer, Miller doit vite assumer son nouveau rôle de protecteur. Il enfile les vêtements du prêtre décédé et fait mine d'être un homme d'église, cherchant ainsi à convaincre les soldats enragés d'aller voir ailleurs. Le stratagème fonctionne. À partir de ce moment, nous sommes témoins de l'éclosion d'un héros. Il se métamorphose graduellement, presque malgré lui, du bon à rien qu'il était, en sauveur déterminé à protéger ces jeunes femmes placées sous sa responsabilité par le destin. Bale incarne un héros maladroit qui fait de son mieux pour protéger ces êtres vulnérables, mais ce n'est pas suffisant pour sauver ce film, non seulement d'une stupéfiante lourdeur, mais qui en plus, souffre terriblement de ne pas savoir que faire, ni dire, ni prouver. Une chose est certaine: la prestation de Bale tranche sur le reste, et vraiment pas de façon positive. Sans compter que la grande finale, dans laquelle les prostituées font étalement de leur grand cœur, apparaît absolument insensée. Le film est bien doté de plusieurs histoires secondaires d'intérêt, dont l'une impliquant le père (Cao Kefan) de l'une des écolières et l'autre, un brave soldat chinois (Tong Dawei), qui affronte à lui seul la horde de soldats japonais possédés par une rage meurtrière. Mais, somme toute, il s'agit d'un film qui ferait bonne figure dans le cadre d'un festival télévisuel de films à l'eau de rose. |
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