PEUR GRISEUne recette prévisibleIsabelle Hontebeyrie 27-01-2012 | 04h35
Peur grise de Joe Carnahan avec Liam Neeson est certes un film de série B, mais les amateurs du genre en apprécieront plusieurs aspects. Après l'infâme L'agence tous risques, Joe Carnahan s'attaque à un thriller de survie en Alaska. Et si Peur grise n'est pas exempt de défauts, plusieurs caractéristiques techniques en font un long métrage surprenant et agréable. Tous les amateurs de Liam Neeson s'entendront pour dire que l'acteur nommé aux Oscars pour son rôle dans La liste de Schindler joue à l'économie depuis le décevant L'enlèvement. Rien à signaler donc sur sa prestation d'un chasseur de loups dans Peur grise si ce n'est que, comme toute la distribution, il livre la marchandise. Peur grise, c'est l'histoire d'un groupe de travailleurs d'un pipeline en Alaska qui rentrent chez eux. Évidemment, l'avion dans lequel ils embarquent est pris dans des turbulences et s'écrase quelque part dans une immensité gelée et déserte. Ottway (Liam Neeson), un chasseur de loups, prend rapidement la tête du groupe de rescapés, lui enseignant différentes techniques de survie. Car une meute de loups rôde et attaque les rescapés. À CONSULTER:
On a droit à tous les stéréotypes de ce genre de films : la tête brûlée qui s'oppose à l'autorité, le père de famille qui se souvient de sa fille, le malade qui a de la fièvre, le blessé qui lutte contre la mort. Point positif : le parallèle établi entre la meute de loups et les hommes. Certes, Joe Carnahan ne réinvente pas la roue, mais on salue l'effort d'imagination. Peur grise n'a pas la prétention d'être de l'Art. C'est une recette où tout est prévisible, mais ça marche suffisamment bien pour qu'on ne s'endorme pas ni qu'on ne regrette de s'être déplacé par temps froid ! |
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