UN DIVERTISSEMENT UN PEU LONGUETL'Agence tous risquesIsabelle Hontebeyrie 12-06-2010 | 03h33
Ils sont quatre. Leurs noms: Hannibal Smith (Liam Neeson), Templeton Peck (Bradley Cooper), B. A. Baracus (Quinton Jackson) et H. M. Murdock (Sharlto Copley). Ce sont les membres de L’agence tous risques, héros de la série télévisée du même nom diffusée dans les années 1980. Le film se veut une adaptation et une sorte de reboot (remise à zéro). Le scénario de Brian Bloom et Skip Woods, sous la direction de Joe Carnahan (Smokin' Aces), imagine les circonstances de leur déchéance : les quatre hommes sont faussement accusés d’avoir dérobé des plaques servant à imprimer des billets de banque pendant la première guerre du Golfe, alors qu’ils sont stationnés à Bagdad.
ÉLOIGNEMENTEmprisonnés, ils réussissent à s’échapper grâce au concours de l’agent Lynch (Patrick Wilson) de la CIA. Leur unique objectif : récupérer les plaques, blanchir leurs noms et se faire réintégrer dans l’armée. On s’en doute, en chemin, ils découvriront qui les a trahis et auront à faire face à des ennemis inattendus. Bizarrement, la seule chose qu’on retrouve de la série, ce sont les personnages. De l’esprit, rien, si ce n’est le cigare d’Hannibal. Le reste a été considérablement dépoussiéré de manière à plaire à un auditoire plus jeune, grand consommateur de films d’action.
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De fait, L’agence tous risques ressemble à un mélange de la série des Ocean (avec George Clooney, Brad Pitt et toute la gang) et de The Italian Job (avec Mark Wahlberg et Charlize Theron). Si le tout ne recèle que peu de surprises et est un peu longuet, on passe néanmoins un bon moment. Les cascades et effets spéciaux sont impressionnants : on assiste notamment au vol (dans les airs) d’un tank et à l’explosion de containers, des scènes qui ne manquent pas de piquant. Vous l’aurez compris, L’agence tous risques n’a pas de prétention de sérieux. Son seul objectif est de divertir tout en mettant en scène des personnages qui font partie de la culture populaire. Quelques «one-liners», de bons acteurs, des explosions et des courses poursuites font de ce longmétrage un film d’été typique. On rigole et on en prend plein les yeux... sans utiliser ses neurones. |