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Délirant divertissement - Avatar
Cote de Canoë
4/5

DÉLIRANT DIVERTISSEMENT

Avatar

par Kevin Williamson
18-12-2009 | 14h00
Douze ans après Titanic, le réalisateur James Cameron réalise enfin son rêve le plus fou: le film de science-fiction Avatar.

Avatar est tout simplement un exploit d’imagination débridée et d’audace. Si le film est loin d’être parfait, il constitue néanmoins un divertissement délirant qui fait appel à tous nos sens.

Le film réaffirme le rôle phare du scénariste-réalisateur en tant qu’ingénieur inégalable du romantisme et du spectacle populiste sur grand écran.

Dans Avatar, les humains ont découvert une planète du système Alpha du Centaure appelée Pandora.

Celle-ci est convoitée par les forces qui veulent exploiter ses ressources naturelles, même si cela risque d’entraîner l’élimination des autochtones humanoïdes bleus, les Na’vis.

Comme l’air de Pandora est toxique pour les humains, les scientifiques (dirigés par Sigourney Weaver) ont cloné des ADN humains et extraterrestres pour fabriquer génétiquement des avatars : des créatures qui peuvent survivre dans un environnement hostile tout en étant contrôlées psychiquement par leurs homologues humains.

Comme l’un des scientifiques a été tué, la société recrute à sa place son frère jumeau, un ex-marine paraplégique nommé Jake Sully (Sam Worthington).

Sa mission est d’infiltrer les Na’vis, de gagner leur confiance et de faire un compte-rendu. Mais la loyauté de Jake envers la société est ébranlée quand il est sauvé des mains de prédateurs par Neytiri, la fière princesse guerrière Na’vi, interprétée par Zoe Saldana. Jake est conquis et se plonge dans la culture Na’vi pendant trois mois.

DÉTAILS

James Cameron nous entraîne dans un monde de jungle luxuriante et perfide, passant des montagnes flottantes à des chutes à couper le souffle.

Malgré la magnificence de l’imagerie, c’est la minutie et l’obsession de Cameron pour les détails qui élèvent Avatar. Et pour une fois, il est possible de percevoir chaque expression des acteurs présentés en pixels.

C’est tout à fait essentiel car, sans cela, il serait impossible d’être touchés émotionnellement par des personnages générés par ordinateur. Et nous le sommes.

Même si l’intrigue n’est pas aussi innovante que les effets visuels, le film est en soi une réussite.