ROCK'N'ROLL EN MER DU NORDRadio Piratepar Jim Slotek 14-11-2009 | 04h00
Richard Curtis sait faire dans le loufoque de façon passable. Ainsi, il arrive à établir, en première moitié du film, une atmosphère qui passe quand même bien. Toutefois, le film se perd en mer à mi-course et n’arrive plus à décider s’il est un drame, un soap opera, une critique sociale, une comédie ou que sais-je encore. Peu importe ce qu’il choisit d’être, ce n’est pas ce qu’il prétendait être pendant la première partie du voyage, et ce n’est plus drôle. Dans le bateau pirate se trouvent donc des passionnés de rock’n’roll, qui veulent faire partager leur amour de la musique avec leurs fidèles auditeurs. Sur la terre ferme, Curtis met en scène le personnage de Sir Alistair Dormandy (Kenneth Branagh) un ministre rigide qui a juré de couler le navire-hors-la-loi et ses hippies de passagers, avec l’aide de son fidèle compagnon bègue du nom de Twatt (Jack Davenport). L’arme ultime de Sir Alistair ? Une véritable loi, celles des Crimes maritimes, qui rend criminelle, et passible d’un an de prison, l’interférence avec les canaux de communications d’urgence maritimes. Le film montre donc la bataille qui oppose les hippies musicaux d’une part, les autorités anglaises d’autre part. BONNE MUSIQUELorsqu’on repense à certains des bons moments comiques du film et à toutes les interactions possibles entre ses personnages, on devine que Radio Pirate aurait pu être un bon film s’il n’avait pas eu peur de faire flotter son pavillon d’excentrique. Mais le résultat qu’on nous présente est au mieux une perte de temps acceptable, une perte de temps qui aura au moins le mérite de vous faire entendre quelques airs musicaux agréables. Car si vous êtes un fan de la première vague de la musique britannique, les chansons entendues dans le film vous raviront (The Kinks, The Who, The Hollies, The Easybeats, The Tremeloes, etc., en plus de nombreux hits américains). |