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Notre critique - Parking
Cote de Canoë
3.5/5

NOTRE CRITIQUE

Parking

vu et commenté par Martin Morin
07-11-2009 | 07h00
Ce très beau film du réalisateur taïwanais Mong-Hong Chung raconte le périple particulier de Chen Mo.

Nous sommes dimanche, jour de la Fête des mères. Chen Mo téléphone chez lui afin de prévenir de son arrivée imminente; le temps de ramasser une pâtisserie et le tour est joué. Ce ne sera pas aussi simple.

Arrivé devant l’édifice abritant le commerce convoité, il se stationne puis remarque aussitôt qu’une place se libère quelques voitures plus loin. Délaissant son espace, il décide d’aller s’y garer. Comme quoi il faut parfois être heureux de ce que l’on a sans chercher à tout prix à améliorer son sort, sa décision aura des conséquences insoupçonnées.

En sortant de la pâtisserie, Chen Mo constate qu’il ne peut sortir son véhicule, une voiture étant stationnée en double. Il va alors s’enquérir à qui elle appartient, et sa recherche du «coupable» l’entraînera dans une suite de rencontres inusitées avec les habitants de l’édifice : un couple âgé élevant une fillette de six ans le méprenant pour leur fils disparu; un barbier ayant perdu l’usage d’une main; un proxénète mal entouré; un confectionneur de vêtements pourchassé à tort.

Toute cette ribambelle de personnages et Chen Mo ont un point en commun: tous sont pris au piège, tous sont forcés à l’immobilisme. Tous sauf la pâtissière, figure maternelle qui est bien seule en cette journée de Fête des mères et qui se garde pour elle les gâteaux imparfaits de la journée.

Magnifiquement filmé et empreint d’un souci de raconter une histoire sans se hâter, le long-métrage de Mong-Hong Chung est parfois un peu confus. Certaines décisions de Chen Mo ne sont pas toujours raisonnées et on se demande ce qui le pousse à agir ainsi, sans que la réponse ne vienne jamais.

Parking, c’est l’histoire d’un homme dont la vie est immobilisée – on finira par comprendre pourquoi – et qui trouve sans vraiment les chercher des éléments qui changeront sa vie. Comme quoi il faut parfois être forcé à l’immobilisme pour avancer.