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Magistrale Marie-Josée Croze  - Je l'aimais
Cote de Canoë
3/5

MAGISTRALE MARIE-JOSÉE CROZE

Je l'aimais

par Cédric Bélanger
Le Journal de Québec
10-10-2009 | 04h00
Même s’il mise sur la présence, «lumineuse» selon les médias français, de Marie-Josée Croze et s’appuie sur le scénario de la romancière à succès Anna Gavalda, Je l’aimais entre dans la catégorie de ces films d’amour sans prétention, vite consommés, vite oubliés.

Oeuvre de l’actrice et, pour l’occasion, cinéaste Zabou Breitman, le film nous transporte dans un chalet des montagnes françaises où Pierre (Daniel Auteuil) trouve refuge avec sa belle-fille Chloé (Florence Loiret-Caille), qui vient de se faire larguer, fillette sur les bras, par son fils. Situation, on en conviendra, assez inhabituelle.

En cours de route, Pierre décide de raconter à Chloé son histoire d’amour adultère avec Mathilde (Marie-Josée Croze), la seule qu’il a vraiment aimée, mais pour qui il n’a pas eu le courage de laisser sa femme.

Le récit nous ramène alors vingt ans plus tôt, quand Pierre, en voyage d’affaires à Hong Kong, tombe irrésistiblement sous le charme de Mathilde. S’ensuivra une série de voyages et de rencontres fortuites, tous les prétextes étant bons, pour les amants, afin de réussir à grappiller quelques heures d’intimité.

Sauf que Pierre, à l’immense déception de Mathilde, n’arrivera pas à pousser l’audace jusqu’à quitter femme et enfants pour elle. Deux décennies plus tard, il s’en mord toujours les doigts.

CROZE BRILLE

D’une facture assez convenue, Je l’aimais nous fait passer un bon moment, sans qu’on en ressorte particulièrement ému ou charmé.

La réalisatrice nous balade entre le présent et le passé pour nous raconter l’histoire de Pierre et Mathilde, se risquant à quelques reprises à mélanger les deux époques au gré d’une coquette superposition d’images.

La presse de l’Hexagone n’a pas fait l’économie de superlatifs pour parler du jeu de Croze. Force est de constater que les cousins n’étaient pas dans le champ.

La Québécoise est magistrale. Surtout lors de la première scène où elle apparaît et dans laquelle elle doit jouer les traductrices, passant du français à l’anglais et au mandarin.

Un défi technique considérable qu’elle relève avec brio. Quant à Daniel Auteuil, il est égal à lui-même. Sobre et efficace.