BRUCE WILLIS EN SÉRIESurrogates (Clones)par Kevin Williamson 28-09-2009 | 16h06
Clones est un film qui exploite les inquiétudes de l'humanité au sujet de l'isolement des gens grâce à l'omniprésence de la technologie. Ce n'est pas un si mauvais film, mais il est bête et distrayant. Et pour un film décrit comme un film d'action, il manque des éléments cruciaux tels que de l'action et des frissons. Séparé de sa femme (Rosamund Pike) et endeuillé depuis la mort de son fils, Bruce Willis est un agent du FBI nommé Thomas Greer, un opérateur qui utilise un clone. Et il enquête sur les circonstances de la mort d'un clone, justement. Ce qui est troublant à propos de ce meurtre, c'est que non seulement le robot a été détruit, mais l'usager également. Jusque-là, on pensait que même si le clone d'une personne était détruit, cette personne (l'opérateur du clone) était tout de même protégée grâce à des mesures de sécurité inviolables. ConspirationL'enquête mène Greer et sa partenaire (Radha Mitchell) à la découverte d'une conspiration impliquant un scientifique (James Cromwell) et le leader radical de «la coalition humaine» (Ving Rhames). Celui-ci veut détruire le monde des clones. Point. Les choses se compliquent lorsque le clone de Greer est éliminé. Pour la première fois, Greer doit s'aventurer à l'extérieur. Pour Willis, l'attrait de ce film est évident, car il joue deux personnages : luimême, en homme d'âge mûr, et un clone, qui est d'un plus jeune âge. PrimatesLe problème, c'est que le robot ne ressemble pas vraiment à l'image de Willis dans Une journée en enfer de 1988, mais plutôt au Willis actuel avec quelques retouches en sus, comme si on avait manipulé sa photo pour l'afficher sur la page couverture d'un magazine. On comprend que les robots, par définition, aient moins la possibilité d'exprimer leurs émotions que les primates bipèdes qu'ils imitent, mais cela n'excuse pas complètement leur allure guindée. Sous la gouverne du réalisateur Jonathan Mostow (Terminator 3), ce film ressemble lui aussi à un clone : poli et fonctionnel, avec un regard de mort derrière les yeux. |