NOTRE CRITIQUESorority Row (Serment mortel)vu et commenté par Martin Morin 12-09-2009 | 22h00
Vous avez envie d’un bon «slasher», un petit moment d’émotion forte où l’hémoglobine coule à flot et où l’on se demande qui peut bien être ce mystérieux meurtrier. La série Scream est un choix judicieux mais encore là, lequel des trois? D’un autre côté, toute cette violence injustifiée n’est pas bonne pour vous, votre mère vous le répétait tout le temps. «C’est drôle jusqu’à ce que quelqu’un perde un oeil», disait-elle. Et justement… Pourquoi ne pas vous tourner vers une comédie grotesque, grasse et inutilement vulgaire. Tiens, la pochette de l’exécrable College vous tend la main. De jeunes mâles en rut, des collégiennes nunuches qui hurlent, roucoulent, hurlent encore un peu; le tout filmé avec toute la délicatesse que vous imaginez. Avec Sorority Row, «remake» de House on Sorority Row sorti en 1983, le réalisateur Stewart Hendler vous délivre de cet épineux problème de choix en vous offrant rien de moins qu’un bon vieux film «slasher» où de jeunes collégiennes blablabla, par un mystérieux meurtrier à la lame généreuse. Serait-ce le colonel moutarde, avec le tuyau de plomb, dans le salon? Mademoiselle White, avec le couteau de 10 pouces, dans la salle de bal? Vous, avec la moitié du sac de maïs soufflé, dans la salle de bains?
Ah, n’oublions pas le sanguinaire assassin qui se faufile dans la nuit et qui ne laisse jamais de trace derrière lui (on m’expliquera un jour comment tous ces corps disparaissent mystérieusement). Sorority Row, c’est tout ça, mis au goût du jour: la musique (désagréable si vous avez plus de 14 ans), les scènes de meurtre élaborées, environ 5344 plans d’utilisation de cellulaires, etc. Avions-nous besoin de cela? Bah, un peu comme on a besoin d’un rhume. Personne ne veut l’attraper, mais on ne s’empêche pas de s’embrasser pour autant. |