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SUN
De l'âme, mais moins de tête - Soul Power
Cote de Canoë
3/5

DE L'ÂME, MAIS MOINS DE TÊTE

Soul Power

01-08-2009 | 04h00
Soul Power est un film sur un concert qui a été enregistré il y a 35 ans, au Zaïre.

Organisé pour coïncider avec le fameux affrontement «Rumble In The Jungle» entre les boxeurs Muhammed Ali et George Foreman en 1974, le film présente des performances à couper le souffle d’artistes comme The Spinners, Bill Withers, BB King et James Brown.

Le festival de musique s’étendait sur trois jours et derrière les caméras se trouvaient des cinéastes renommés, comme Albert Maysles, Paul Goldsmith, Kevin Keating et Roderick Young.

Zaïre ‘74 a été organisé par le musicien sud-africain Hugh Masekela et le producteur américain Stewart Levine.

C’était une entreprise ambitieuse qui visait à regrouper sur une même scène les meilleurs artistes américains du soul et du rhythm and blues américain, et des artistes de l’Afrique.

L’intention de départ était de produire un film avec ce concert, mais les questions juridiques et financières ont pris le dessus pendant plusieurs années.

Les images dans Soul Power n’ont jamais été vues auparavant. Le concert lui-même met en vedette des artistes comme The Spinners , Miriam Makeba, B.B King et James Brown, qui chante quelques succès alors qu’il danse comme si quelqu’un avait mis du beurre sur la scène.

REFLET D’UNE ÉPOQUE

C’est exaltant, tout comme cela l’est à la vue des autres images: les artistes qui montent à bord de l’avion en direction de l’Afrique, les gens de la place qui surveillent les préparatifs entourant le concert, les musiciens africains, Muhammed Ali qui parle de lui et qui dit comment Dieu a fait de lui quelqu’un de plus grand que tous les boxeurs et les artistes du monde, ce qui explique qu’il doit utiliser son nom pour le bénéfice des « hommes noirs d’Amérique ».

Soul Power se déroule à un moment particulier de la vie sociale et politique de l’Amérique, mais le film ne permet pas d’en apprendre davantage sur les politiques raciales en 1974. Certes, aucun des artistes qui ont participé au Zaïre ‘74 n’aurait pu imaginer un président noir à la Maison-Blanche en 2009.

Le film est vif et rapide et donne l’impression qu’il a été tourné hier, mais s’avère somme toute plutôt décevant.

Un petit peu de contexte historique n’aurait pas fait de tort.