NOTRE CRITIQUEG-Forcevu et commenté par Martin Morin 25-07-2009 | 01h00
On y lance quelques cochons d’Inde préalablement préparés en laboratoire, une taupe (pour le goût), quelques raffolantes coquerelles et une pincée de scientifiques contractuels de l’armée américaine. On assaisonne au goût du jour: un peu de 3D, quelques pièces du iPod de la jeune nièce et on laisse sur le feu 20 minutes. Touillez. Retirez du feu. Lorsque le tout est un peu tiède, relancer la flamme et ajoutez-y un zeste de méchanceté (quelques vilains agents fédéraux feront l’affaire). La sauce ne prend pas? Aucun problème, même Josée Di Stasio vous dirait que lorsque rien ne va, «allez-y avec ce que vous connaissez». Aucune gêne alors: ceci de Mission impossible, cela de Spy Kids, une touche d’humour viril à la Arnold Schwarzenegger et on laisse reposer. D’ailleurs, pas que le plat qui se reposera, le parent accompagnateur aussi. S’il est chanceux. On ne pourra pas dire que le film de Hoyt Yeatman fera sa marque. Cuisiner une recette, c’est bien, mais servir constamment le même plat, à la fin on s’en lasse.
Si ce n’était du subtil message «dans les petits pots, les meilleurs onguents». Si ce n’était de… à quand les buvettes dans les cinémas pour nous, gentils parents patients, remplis d’amour et de soif de quelque chose d’autre qu’une milliardième version de l’avant-milliardième film précédent du même genre? Dans la version originale, on s’amuse un peu. Penelope Cruz, Nicolas Cage, Steve Buscemi et Sam Rockwell prêtent leurs voix à ces sympathiques animaux de compagnie qui nous observent habituellement de leur côté de la cage. On s’amuse à les identifier à l’écran. Mais on se lasse rapidement. L’œil sera repu, l’oreille criera son découragement et on se dit que 90 minutes dans une existence, c’est peu cher payé pour recevoir, à la sortie de la salle, un grand sourire de satisfaction. L’expérience G-Force a satisfait tout le monde? Tant mieux! Ne boudons pas ce plaisir alors. Une suggestion cependant: Ponyo, de Hayao Miyazaki, sera sur nos écrans le 14 août. Une très belle opportunité de naviguer dans d’autres eaux, un peu plus claires celles-là. |